Le territoire de la wilaya de Guelma rengorge de considérables potentialités hydriques avec une réserve en sous-sol évaluée à près de 1.400 km³ favorisée par une pluviométrie variant entre 400 et 600 mm, et une hydrographie assurant une perméabilité active dans la reconstitution continuelle des nappes phréatiques.
Les plus importantes nappes aquifères sont situées dans les sous-sols des régions de Tamlouka et Sellaoua-Announa au sud, Guelma et Héliopolis au centre, alors qu'au nord-est nous avons la vallée de Bouchegouf, Oued Cheham et H'lia. La carte d'exploitation hydrique met à contribution sept zones de forage situées dans les communes de Guelma, Héliopolis, H'lia, Sellaoua-Announa, Tamlouka, Oued Chaham et Bouchegouf.
Ainsi nous recensons 83 forages qui puisent une moyenne de 48 hm³ destinés à l'AEP (87,5%), l'irrigation agricole (8,3%) et l'usage industriel (4,2%). Aussi nous relevons d'autres sources hydrauliques à usage divers à partir de 539 puits traditionnels et 380 sources d'eau en milieu rural.
Le syndrome de nos hydrauliciens demeure la salinité des eaux de la région de Bouchegouf ou l'aspect calcaireux des eaux d'Héliopolis et H'lia qui constituent des contraintes majeures altérant la fonctionnalité des réseaux.
Les réserves hydriques en surface sont d'une capacité nominale de 224,15 hm³ stockées dans le barrage de Bouhamdane (220 hm³), les petits barrages de Medjez Bagrat et Hadjar Gafta ainsi que 13 retenues collinaires opérationnelles. De ces capacités en surface 15 hm³ sont exploités pour alimenter en eau potable, les communes de Guelma, Bendjerrah, Roknia, Hammam Debagh, Aïn Hassainia et Medjez Amar. Pour une population de 540.000 âmes, les besoins de la wilaya sont estimés à 32 hm³ dont 30% émanent des réserves en surface et 70% des nappes souterraines.
La bonne gouvernance implique l'usage, à bon escient, du précieux liquide et cette parité doit être inversée. De la lecture sommaire des données techniques, nous relevons une certaine aisance quantitative, pour peu que les efforts soient déployés rationnellement sur le vecteur de l'organisation notamment la sectorisation et une gestion drastique pour réduire le taux de déperdition de l'eau.
Considérée comme une problématique prioritaire du développement durable, la question de l'eau doit être traitée avec un esprit de mobilisation collective, tendant à préserver la durabilité des ressources.
La démarche stratégique consiste à augmenter les capacités de mobilisation de l'eau, à réduire le déficit d'alimentation des populations, à réhabiliter les réseaux de transport et des raccordements, à généraliser l'épuration des eaux usées ou encore à améliorer la gestion pour une fonctionnalité efficiente. L'eau, qui est un fluide de la vie, a un droit au respect.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Menani Mohamed
Source : www.lequotidien-oran.com