Les revendeurs de
produits pyrotechniques se sont multipliés dans leur emplacement habituel, à
travers les rues commerçantes de la ville de Guelma avec des étalages très
fournis en quantité et variétés d'articles à des prix plus élevés que les
années précédentes.
Les bruits assourdissants ont marqué la
journée du jeudi avec autant de désagréments agressifs et de nuisance sonore
sur la voie publique pour se prolonger jusqu'aux heures indues de la nuit. Il
reste bien établi que la législation nationale interdit la fabrication,
l'importation, la vente et l'utilisation sur la voie publique de ces articles
pyrotechniques. Toutefois après les communiqués des autorités publiques
douanières et sécuritaires confirmant les millions d'unités saisies, le flux de
cette marchandise prohibée finit toujours par inonder nos marchés, un mois
avant la fête religieuse célébrant Mawled Ennaboui. L'activité est grassement
fructifiée dans un écoulement banalisé sans restriction et la réflexion entre
la bourse et le pouvoir d'achat est différée, inconsciemment.
Sur une autre dimension, les recommandations
et conseils préventifs des autorités sanitaires et de la protection civile ne
sont pas suivis à la lettre et l'inquiétude se transforme en angoisse accrue
après les blessures par brûlure dans la manipulation de ces articles détonants.
Des dizaines de cas sont signalés dans les établissements hospitaliers pour des
brûlures dans différentes parties du corps et l'on enregistre l'orientation à
partir de Guelma de trois personnes vers le CHU d'Annaba pour blessures graves
et brûlures au niveau des yeux.
Avec son lot infini de désagréments et son
manteau informel persistant, le commerce des produits pyrotechniques refait
toujours surface au moment de cette fête religieuse et ces pétards asiatiques
continuent à défier nos frontières qui ne sont pas aussi hermétiques que l'on
croit.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Menani Mohamed
Source : www.lequotidien-oran.com