Depuis quelques jours, à Guelma, une offensive majeure de nombreuses espèces de moustiques a incité un nombre impressionnant d'habitants à consulter leur médecin pour des piqûres virulentes.«Ma petite fille a été piquée par des moustiques. J'ai dû l'emmener chez le médecin. En plus des démangeaisons, c'est la douleur. Les ?dèmes sont gros comme des ?ufs d'oiseaux», témoigne un père de famille étonné d'observer par de telles complications.
Et de conclure : «La facture est salée. J'en ai eu pour plus de 2000 DA. Heureusement que c'est bénin. Et dire que nous avons une armada de diffuseurs anti-moustiques à la maison.»
La situation, avant-hier, dans des villes telle Bouchegouf, est encore plus grave. Des malades ont été contraints de se rapprocher du service infectieux de l'hôpital. «Oui, en effet, des habitants ont consulté. Heureusement, l'infectiologue de l'hôpital de Bouchegouf est formel.
Il n'y a pas d'infection virale», déclare à El Watan la responsable du service prévention à la DSP de Guelma. Et de préciser : «Nous avons diligenté une campagne de démoustication à Bouchegouf. Nous avons pris attache également avec les bureaux d'hygiène des 34 communes de la wilaya pour entamer une démoustication.
Chose certaine, nous n'avons reçu aucune alerte du ministère, notamment pour le moustique tigre.» Oued Zenati, chef-lieu de commune, traversé par l'oued éponyme, connaît également une prolifération équitante d'insectes volants et rampants dont les moustiques qui bat tous les records de nuisance. «Nous vivons le calvaire à Oued Zenati. Il faut mettre le paquet sur le lit de l'oued.
Les moustiques trouvent un terreau favorable pour s'y reproduire. Les caves des immeubles de la cité Mohamed Taher Kahli sont également un vivier pour les moustiques avec toutes les eaux stagnantes. Et dire qu'un enfant est mort noyé dans une des caves de cette cité dans les années 1980. A quand des campagnes de démoustication chez nous '»
Notons, enfin, que le moustique tigre, porteur de virus, a un cycle de vie semblable aux autres moustiques, sauf qu'il a la particularité de pondre ses ?ufs non pas dans l'eau mais à l'extérieur et qui peuvent survivre jusqu'à 9 mois dans des conditions extrêmes et résistent parfaitement aux insecticides conventionnels.
Bien que des personnes à Guelma semblent certaines de l'avoir observé (moustique noir rayé en blanc), les services de santé publique à Guelma attendent toujours une confirmation de sa présence.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim Dadci
Source : www.elwatan.com