Le tribunal
correctionnel de Guelma a prononcé lundi dernier des condamnations à des peines
de prison à l'encontre de D.A (4 années), K.M (2 années), et F.M (18 mois)
reconnus coupables de création d'association de malfaiteurs, de faux commis sur
des documents à caractère officiel, d'escroquerie, de recel et d'usage de faux
timbres humides.
Les accusés, dont
un employé communal, se sont affairés dans une diabolique entreprise de
falsification de documents administratifs, notamment des «actes» d'attributions
fictives de terrains, «vendus», à des naïfs appâtés par la facilité d'accéder à
une emprise foncière moyennant de coquettes sommes variant de 30 à 150 millions
de centimes selon la surface et l'emplacement des lots de terrains. Le paiement
s'effectuait en catimini et en espèces alors que l'opération de désignation des
bornages se déroulait sur des terrains vagues faussement qualifiés de «réserves
foncières communales». Le principal accusé (D.A 58 ans), qui fut reconnu comme
la cheville ouvrière de cet attrape-nigauds avait cherché à brouiller les
cartes en tentant d'entraîner dans le sillage diffluent de ses aveux un vice
président de l'APC l'accusant, sans convaincre, de percevoir les fruits de ces
ventes frauduleuses.
L'élu, qui
présidait la commission des affaires socio-culturelles de la commune de Guelma,
et entrepreneur de son état, avait eu à subir pendant plus de deux mois les
effets plombés de l'infamante accusation avant d'être relaxé en audience, faute
de preuves. Dans un bref point de presse, il a affirmé avoir fait une totale
confiance en la justice depuis le déclenchement de la procédure et qu'il
remercie toutes les autorités locales et la population guelmie pour leur
soutien moral. Le paradoxe dans cette saugrenue affaire est que, de nos jours,
l'on peut rencontrer des oies qui peuvent plonger sur des faux aussi criards
que ces «actes d'attribution de terrains» avec l'en-tête «Au nom de Dieu
Clément et Miséricordieux» sur une banderouge, et émanant d'une institution de
la République algérienne démocratique et populaire. Ainsi donc un présage y
était car la clémence et la miséricorde n'étaient pas au rendez-vous pour les
concernés mis hors d'état de nuire par la justice.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Menani Mohamed
Source : www.lequotidien-oran.com