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Guelma : des étudiants s'en prennent à leur professeur Actu Est : les autres articles



Les étudiants Masters 2 en écologie, (biodiversité et écologie des zones humides) de l'université 8 mai 1945 de Guelma, soutenus par des étudiants Masters 1 dans la même spécialité, ont bloqué hier l'entrée de la faculté des sciences de la nature et de la vie et des sciences de la terre et de l'univers, en signe de protestation et de revendication.
De graves accusations ont été portées, lors de ce mouvement, par les étudiants à l'endroit du professeur Samraoui Boudjemâa connu pour ses recherches et publications internationales, notamment sur la biodiversité des zones humides et plus particulièrement sur le baguage des flamants roses en Algérie. Les contestataires lui reprochent de les avoir exploités, scientifiquement, à des fins personnelles lors de sorties sur terrain.
Pis encore, disent-ils, c'est au risque de leur vie, sans papier dûment établi par l'administration de l'université de Guelma, ni assurances et encore moins d'un ordre de mission, que les étudiants en compagnie de leur professeur sillonnaient, et à leur frais, des régions extrêmement dangereuses. En effet, sur les lieux du piquet, nous pouvions lire sur les banderoles : «J'aurais pu mourir à cause de Samraoui» ou encore «Samraoui Boudjemaâ manipule et trompe les étudiants». Deux phrases qui résument, selon leurs auteurs, le calvaire de 3 années d'études.
Pour officialiser leur mouvement, deux correspondances, l'une adressée au chef de département d'écologie et du génie de l'environnement et la seconde aux organisations estudiantines, dont les copies nous ont été remises, affirment qu'un de leur camarade H.N., «a failli mourir l'année passée en faisant une chute de 6 mètres du haut d'un rocher dans une île près d'une plage de la région de Chétaibi ; l'étudiant a fini avec une broche sur la jambe», alors qu'il aidait le professeur.
Quant aux doléances exprimées par les étudiants, ils réclament son remplacement tout simplement. Bien évidemment, si cette affaire venait à être confirmée, la réputation de l'université de Guelma subirait un très grand coup. A ce sujet, le professeur Mohamed Nemamcha, recteur de l'université 8 mai 1945 de Guelma, nous déclare : «Nous prenons en charge ce dossier. Nous avons entendu les étudiants. Reste à entendre le professeur Samraoui. Ce genre de sorties sont proscrits par l'université ».
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