Guelma - Revue de Presse

Guelma Des chantiers et des désagréments



A l'instar de toutes les agglomérations de la wilaya, la ville de Guelma connaît depuis 2005 une toilette de grande envergure, conséquence à la mise en oeuvre des opérations d'amélioration urbaine lancées sur des pans successifs du tissu urbain tendant à la régénération et la revitalisation du cadre de vie des citoyens, où le réseau vert, l'éclairage public et les VRD, entre autres, parachèveront la mise en forme d'une cité aérée dans toute sa portée architecturale et environnementale. Des fonds colossaux sont injectés annuellement par les pouvoirs publics sur ce chapitre et le bémol est toujours ressenti dans la cadence des travaux où certains opérateurs ne s'investissent pas à se mettre en phase avec les exigences et les sollicitudes d'une rapide mutation. Il est bien vrai que certaines entreprises expriment leur respect aux délais et à la qualité en pratiquant la mise en faction des équipes diurnes et nocturnes. Il est bien vrai aussi que toutes les actions sont constamment harcelées par les suivis rigoureux et les visites inopinées du chef de l'exécutif lui-même qui ne manque pas de fustiger les retards. Mais dans l'esprit des adeptes de la perfection, les chantiers ouverts demeurent toujours une source d'angoisse et de stress. Verrons-nous demain notre périmètre urbain assaini et réhabilité à sa juste proportion à la mesure de sa vocation environnementale altérée par une excroissance aiguë du désordre urbanistique liée aux constructions illicites et l'habitat précaire ? En nous rendant sur les hauteurs sud-est de la ville et plus précisément à la cité Bounar Salah, une ex-Capra intégrée au périmètre urbain en 1990, nous fûmes sidérés par la désolation généralisée de ce hameau où, autour d'une centaine de constructions, s'entremêlent tous les ingrédients couvant une paupérisation exponentielle: les constructions illites, l'habitat précaire, les bâtisses inachevées, les voies en gadoue, les détritus à tout vent, l'absence de bacs à ordures, l'éclairage public défaillant, l'élevage bovin et ovin, les chiens errants, les accès bloqués enclavant un château d'eau qui semble être abandonné sans gardiennage et dont l'enceinte sert de refuse à des visiteurs pervers et indésirables... Plusieurs responsables locaux avaient effectué des visites sur les lieux à la demande des habitants mais n'avaient laissé que les traces de vagues promesses. Ces lambeaux hideux du tissu urbain qui ont foisonné çà et là dans l'incivisme des uns et l'inconscience volontaire des autres, ne font qu'aggraver l'incurie sévissant à contre-courant de toutes les initiatives d'amélioration et se doivent d'être expressément inclus dans la mine du crayon paysagiste en ayant recours aux décisions courageuses et salutaires à l'ombre de la loi. La citoyenneté est valorisée autant par les notions du droit que du devoir et si la parité est défaillante, cela fait surgir la loi dans tous ses éléments y compris l'usage du pouvoir discrétionnaire utile préventivement à clouer au pilori les desseins abjects et audacieux des récalcitrants.
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