Guelma - Revue de Presse

Guelma: Débats houleux à l'APW



En plénière, l'APW de Guelma a abordé l'examen et l'adoption du budget primitif de la wilaya pour l'exercice 2009 qui s'élève à 34 milliards de centimes avant d'entamer l'étude du dossier traitant des lotissements, des zones d'activités commerciales et industrielles, ou encore les zones d'extension touristique, dans une lecture à la lumière de toute la législation qui régit la régulation et l'orientation foncière depuis l'ordonnance 26/74 du 20.02.1974 à ce jour.

L'état des lieux relevé par le rapporteur étale diverses insuffisances liées au non-achèvement des travaux de viabilisation, les empiétements sur des servitudes, les détournements et déviations des autoconstructions ou promoteurs investisseurs, la contractualisation avec l'agence foncière qui gère au nom de la commune, les défauts de paiement ou encore la formalisation des actes auprès de la conservation foncière.

Dans la complexité, du sujet où s'entrecroisent les enjeux à relents lucratifs, le recul de la rigueur dans l'application de la loi et le laxisme ambiant avec les disparités entre l'offre et la demande, ont favorisé l'implicite dérapage volontariste de compresser la règlementation pour tolérer, par exemple, de transformer une zone agro-industrielle en lotissement urbain ou confier une zone d'extension touristique à une agence foncière qui par destination ne gère que les réserves foncières des communes.

Intervenant sur les questionnements, le wali s'est déployé a fustiger ces indues accumulations dans le secteur du foncier qui ont généré des situations de fait accompli par manque de rigueur dans la prise en charge des actions d'assainissement à la source.

Conscients de ces états de faits, il avait réactivé les commissions exécutives des daïras pour le nivellement du secteur dans une étude individualisée qui permet de lever toutes les équivoques.

Il va sans dire que dans cette mission d'assainissement de ce dossier, il est recommandé à chacun de se départir des anciens réflexes à louvoyer dans des eaux troubles et opter vers un accomplissement du devoir en toute probité et équité dans la transparence.

Les travaux de la seconde journée de la session ont été consacrés au secteur éducatif et son patrimoine qui regroupe 264 écoles primaires, 76 collèges, et 30 lycées accueillant dans les 3 paliers 105.462 élèves encadrés par 10.947 éléments du corps pédagogique et administratif. Cette consistance exponentielle est renforcée par 199 cantines dont 13 créations nouvelles, dotées de toutes les utilités de fonctionnalité.

Le rapporteur de la commission des affaires socio-culturelles avait dressé un tableau de constatations sommaires autour des infrastructures scolaires, les équipements pédagogiques et techniques, le recrutement du personnel, les écoles fermées, la santé scolaire, le livre scolaire, le transport et la campagne d'alphabétisation.

Répondant à ces préoccupations le wali martèle que le secteur éducatif focalise les actions des pouvoirs publics au même titre que tous les autres secteurs d'activités socio-économiques.

Des écoles, collèges et lycées viennent chaque année enrichir l'inventaire patrimonial de l'Education et la carte scolaire de la wilaya est en perpétuelle expansion.

Les écoles primaires sont inscrites au sommier de consistance patrimoniale des communes et malgré cela, l'Etat intervient pour la prise en charge des travaux de réhabilitation dans l'optique de soulager les dépenses engagées par le passé sur les budgets communaux. Au titre de l'année 2008, plus de 670 actions ont été pilotées par la DLEP à travers plusieurs établissements scolaires traitant, notamment, de la réfection, la réhabilitation, la réalisation de clôtures, l'extension des classes et autres travaux généraux d'entretien».

En ce qui concerne les dysfonctionnement, malfaçons ou autres anomalies constatés sur le rapport, le wali déplore l'insouciance caractérisée des premiers responsables ciblant notamment le chef d'établissement et l'inspecteur de la circonscription qui ont l'obligation de veiller scrupuleusement au bon fonctionnement de leurs structures et signaler, à qui de droit, toutes entorses ou insuffisances sans tolérer ces accumulations négatives. A ce sujet, le wali dira en substance que «des enquêtes seront diligentées sur les insuffisances et manquements signalés, car l'Etat ne s'est jamais démarqué de sa mission de satisfaire aux besoins du citoyen, tout en veillant à garantir l'efficacité de tous les supports de la bonne gouvernance».

Plusieurs préoccupations ont été recensées pour être présentées au ministre de l'Education lors de sa visite de travail annoncée cette semaine, notamment celles liées au renforcement de dotation d'équipements médicaux pour les unités de la santé scolaire.

En ce qui concerne l'UDS de référence, une opération relevant du secteur de la santé est en cours de formalisation préliminaire, présageant des perspectives louables.

Enfin les élus ont abordé le chapitre des «divers» pour soulever des préoccupations traitant du désenclavement, du réseau routier du transport, santé entre autres. Les débats en général ont été relativement houleux mais assez expressifs de dissensions et d'inutiles animosités particulières ou partisanes. Une salle de délibérations de l'instance élue en charge d'une mission de contrôle se doit d'être un forum prévalant le débat d'idées dans son concept civique élevé au rang de finalité qui prend soin uniquement des préoccupations majeures citoyennes sans tolérer un quelconque regain des mesquineries caporalisées surannées. Agir à contre-courant de la nécessaire mobilisation collective pour relever le défi d'asseoir un développement local durable serait une maléfique expression de non-sens préjudiciable à la cohésion de la collectivité.


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