Sur les routes du centre-ville de Guelma, cette semaine, on roule au pas. Le trafic était très dense. Un record d'embouteillages a même été battu ce week-end.Pas de lien avec les feux tricolores, mais le nombre important de véhicules et la pluie auraient ralenti la circulation des Guelmis. Sur la voie, des voitures, des bus de transport urbain... Et des scooters qui slaloment, dont certains se faufilent sur la droite, des grosses motos font des queues de poisson. «Et en plus, ces jeunes motards rouspètent et parfois même nous insultent, alors qu'il n'ont pas le droit de rouler comme ça»,se plaignent des automobilistes. Avec des conséquences en cascade sur leur bien-être. «Choisissez le moment !», conseille un chauffeur de taxi à ses collègues qui voudraient aller à la gare routière. Après 18h, le trafic est fluide. Les bouchons, les ralentisseurs, les nidsde- poule, les fourgonnettes de livraison en double file, des chauffards garés n'importe comment, les arrêts de bus sont encombrés, les deux roues grillent le feu rouge... Des voitures sont à l'arrêt aux alentours du boulevard du Volontariat. «D'un coup, Guelma s'est trouvée bloquée ». Plusieurs centaines de véhicules qui transitent quotidiennement par les artères du centreville ont dû se reporter sur d'autres itinéraires, en particulier du rond-point de la route de Sedrata vers le boulevard dit de la Sonacome, jusque-là , fluide. Pris dans la souricière, pour tenter d'en sortir, les automobilistes se précipitent pour contourner les bouchons. D'où des files de voitures empruntant les mêmes petites rues, pour arriver à destination, après des détours considérables. Avec ce que cela implique de gaspillage de carburant, d'énervement et, pour les riverains, de désordre et de risques supplémentaires. «Pour traverser le centre-ville de Guelma, on n'a pas vraiment d'échappatoires», estiment les Guelmis. «Les boulevards Souidani- Boudjemaa, 1er-Novembre, les ronds-points de la mairie, de la cité Guehdour sont saturés, ça bouchonne partout». Au lieudit El Hadj Embarek sur les hauteurs de la ville, des automobilistes s'impatientent et klaxonnent longuement. Frèlé par une grosse moto, un vieillard tombe sur la chaussée. Décidément, les conditions de circulation à Guelma, sont un très gros facteur de stress pour les riverains. Les temps de trajet se sont donc allongés, au centre-ville, les automobilistes, ont multiplié leur temps de passage par trois. Pour les chauffeurs de taxi, la circulation à Guelma est devenue l'un des premiers critères dans le choix d'un client. «Beaucoup de mes collègues veulent maintenant éviter le centre-ville». Cela s'est encore accentué ces deux dernières années. Le tohu-bohu est général, y compris celui des conducteurs de bus de transport urbain, eux aussi compliquent le trafic: vitesse excessive en plein centre-ville, coursepoursuite, changement d'itinéraire... Sans pour autant se soucier de la sécurité des passagers et celle des piétons. Les autorités compétentes sont donc appelées à plancher sur un plan global de circulation dans la ville de Guelma, pour améliorer durablement les déplacements quotidiens des riverains.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Noureddine Guergour
Source : www.lesoirdalgerie.com