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Le marché des fruits et légumes du boulevard du Volontariat croule honteusement sous les immondices, puanteur généralisée et déchets amoncelés à tous les coins du boulevard. Tout le quartier s'affaisse sous des monticules d'ordures.Aucun endroit n'est épargné. Que ce soit entre les étals ou sur la chaussée avoisinante, les déchets sont éparpillés avec leur lot d'odeurs nauséabondes et de rongeurs qui infestent tout le boulevard et même les commerces d'en face. Les tas d'immondices «agrémentent» tous les recoins de ce vaste espace.Les quelques bacs placés par les services de l'APC sont quasiment délabrés et n'arrivent plus à contenir les grandes quantités de déchets. La situation est devenue tellement intenable qu'une simple opération de ramassage de déchets ne suffit pas, puisque tout le quartier a besoin d'un «grand ménage», pour traquer la crasse et faire la guerre à la saleté. Ces états des lieux déplorables étaient déjà alarmants et les multiples appels lancés aux élus locaux par les riverains sont restés vains. «A ce jour rien n'est encore fait, en dépit des innombrables promesses des autorités communales», nous déclare un sexagénaire qui habite à la cité Bourara, tout près du boulevard du Volontariat.La situation empire dans ce marché, très fréquenté par les petites et moyennes bourses, «pour faire de bonnes affaires aussi bien pour les fruits et les légumes que pour la viande», estime un habitué des lieux. Mais sans pour autant se soucier des conséquences néfastes résultant de conditions d'hygiène déficientes dans ce souk. Les produits proposés sont moins chers qu'ailleurs, mais sont-ils propres à la consommation ' A cela s'ajoute le phénomène de violence qui caractérise les lieux et qui transforme la tournée entre les étals, en un véritable calvaire.De l'avis général, «les commerçants du boulevard du Volontariat décrochent la palme de l'agressivité», et gare à celui qui vérifie la fiabilité du poids ou celle qui proteste contre le glissement dans son couffin d'un produit pourri. Ces comportements participent à la construction de ce paysage désolant qui détériore l'image que les citadins ont de leur ville.Fini le bon vieux temps où les vendeurs chantaient la succulence de leurs fruits, la fraîcheur de leurs légumes, d'en préciser leur origine... Des traditions qui ont la fâcheuse tendance à s'estomper. Les principales raisons pour lesquelles les Guelmis les plus consciencieux ne viendront plus à «charaâ Ettatwaâ» sont simplement la dégradation de l'environnement, l'insécurité grandissante. Les Guelmis exhortent les élus locaux, mais aussi les futurs candidats aux prochaines locales, à soutenir les programmes pour l'environnement. Ils estiment que les assemblées sortantes «ont jusqu'ici quasiment occulté les véritables enjeux liés à l'environnement et au bien-être des riverains». Il y a pourtant urgence à agir si nous voulons réussir à contenir la dégradation grandissante du paysage urbain à Guelma.Des espaces verts des quartiers périphériques de cette ville se transforment en décharges publiques de fortune qui polluent non seulement la nappe phréatique, mais également l'air. Mais qui servent parfois de nourriture pour des troupeaux de vaches, notamment à la cité de Aà'n Defla sur les hauteurs de la ville.
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