
On pourrait penser que le rush des malades sur les structures de santé publique est lié essentiellement au jeûne et à la déshydratation mais la réalité est toute autre. En effet, selon un infirmier de la polyclinique Saà'd-Bedjaoui du centre-ville de Guelma, la majorité des patients présentent des signes cliniques en rapport avec la suralimentation lors du f'tour : vomissements, douleurs abdominales, gastralgie (brûlures d'estomac)...Au premier jour du Ramadhan, les points d'urgence reçoivent des dizaines de personnes souffrant de complication liées à un excès de f'tour. «Ce phénomène est devenu très fréquent», affirme notre source, précisant qu'«àchaque fois un traitement symptomatique est prescrit: des anti-émétiques (contre les nausées et vomissements, des antispasmodiques contre les douleurs abdominales)...». Selon les nutritionnistes «cela est dû essentiellement à l'envie démesurée de boire et de manger et qui est généralement non contrèlée». Mais l'autre fait marquant reste celui des accidents de la route et les coups et blessures volontaires, notamment à l'arme blanche. Les données des patients s'étant présentés dans les services d'urgence de Guelma, depuis le début du mois du Ramadhan, font ressortir des dizaines de victimes des accidents de la route, des violences conjugales et des rixes. Mais selon le même bilan, les victimes de violences conjugales présentaient moins fréquemment des signes de gravité clinique et se présentaient le plus souvent pour demander des certificats médicaux descriptifs de lésions. Et donc, ils bénéficiaient moins fréquemment d'examens d'imagerie ou autres examens biologiques.Lors d'une virée aux points d'urgences des EPH Ibn-Zhor et Okbi et celui des polycliniques Saà'di-Bedjaoui et des Frères-Oumeddour, de Guelma, juste après le f'tour, on a constaté la présence d'un nombre importants de patients pour divers motifs de consultation. «Les services d'urgence sont particulièrement sollicités, aux limites de leurs capacités», après le f'tour surtout en raison de la canicule enregistrée ces derniers jours, a déclaré un surveillant médical de la polyclinique Saà'd-Bedjaoui qui estime que la chaleur n'avait «pas encore atteint son pic», à Guelma.Il est à signaler que le changement des habitudes culinaires pendant ce mois sacré pose d'énormes problèmes pour les sujets âgés et les malades chroniques et à cela s'ajoute la vague de chaleur, qui sévit ces derniers jour sur la région de Guelma avec des températures allant jusqu'à 44 degrés à l'ombre.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Noureddine Guergour
Source : www.lesoirdalgerie.com