
L'augmentation des prix du prêt-à-porter pour enfants et le rapport qualité-prix largement incompatible, n'a pas découragé les familles à envahir les magasins de vêtements du centre-ville, qui constituent depuis une semaine une véritable aubaine pour les Guelmis. Ces derniers manifestent donc, un grand engouement pour ces habits, même s'ils ne sont pas à la portée de leur bourse.Aux boulevards Souidani-Boudjemaâ et 1er Novembre, à la rue d'Anouna, à la cité Bencheghib... les commerçants se retrouvent, après le f'tour, au cœur d'une foule de clients, constituée essentiellement de la gent féminine, qui s'agglutinent devant leurs échoppes, pour s'emparer des modèles de vêtements les plus récents.Dans ces boutiques, des dizaines de femmes, toutes catégories sociales confondues, venant même de Khezaras, Belkheir, Boumahra, Heliopolis... des communes limitrophes, attendent impatiemment leur tour pour dénicher des tenues à leurs goûts. «Je ne peux pas rater les premiers moments de l'ouverture des magasins, je veux être parmi les premiers venus, c'est la meilleure occasion pour trouver les bonnes tailles et les meilleurs articles», nous confie une jeune mère de famille. «C'est vrai que c'est cher, mais je suis obligée, mes enfants cherchent des vêtements de marque, à la mode», déclare une enseignante qui pointe à chaque soirée dans les magasins du centre-ville de Guelma. Et d'ajouter «c'est seulement dans les boutiques du boulevard (Souidani Boudjemaâ) que je peux trouver des articles de qualité, même si les prix deviennent très élevés, au cours de cette période». Les commerçants confirment également la hausse des prix des vêtements à l'approche de cette fête religieuse. «Le créneau n'est plus rentable, les marchandises deviennent très chères et les recettes ne couvrent même pas nos charges», a affirmé Adel, gérant d'un magasin au boulevard du 1er Novembre.Aujourd'hui, l'Aà'd n'est plus un moment privilégié de convivialité et de tradition, il revêt plutôt une autre signification, celle de la saignée perpétuelle qui affecte les petites et moyennes bourses. D'autant plus que cette année, l'Aà'd coà'ncide avec les vacances scolaires.Une autre tendance qui risque de faire des dégâts considérables. C'est l'occasion d'opérer un retour aux sources et d'initier plus particulièrement les enfants aux valeurs d'échange et de partage.Faut-il rappeler que «ne pas vivre au-dessus de ses moyens» ne demande qu'un simple effort, nécessaire pour l'équilibre du budget familial.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Noureddine Guergour
Source : www.lesoirdalgerie.com