L'université de Guelma accueille depuis plus d'une décennie des conférences sur les massacres du 8 Mai 1945, selon les organisateurs à chaque fois, l'essentiel des thèmes retenus est pris en compte dans la réflexion des intervenants.Mais au-delà de l'impact de ces événements sur la chronologie de la guerre de Libération nationale, les conférenciers ont pu démontrer que la marche organisée à Guelma un certain mardi 8 Mai 1945 était l'expression symptomatique d'une terreur psychologique portée par un colonialisme intolérant et répressif.Il faut donc être en mesure de dire ce qu'a pu être un tel événement. C'était le meilleur moyen de dénoncer le refus catégorique opposé par les français aux revendications du peuple algérien, en pointant du doigt le régime colonial qui a tourné le dos à la volonté de tout un peuple.Sous couvert de lecture politique et sociologique, les intervenants de cette session organisée ce samedi 7 mai à l'université du 8-Mai-1945 de Guelma, ont proposé une interprétation fort discutée de ces événements. Ils ont posé clairement la question du rapport entre les évènements du 8 Mai 1945 et les partis politiques algériens de l'époque.Le docteur Ahmed Manghour, de l'université de Annaba, s'est étalé sur le rôle du Parti communiste algérien. Pour le deuxième intervenant, le docteur Mohamed Chergui de l'université de Guelma «l'idée de commémorer pour la première fois ces événements et de rendre hommage aux victimes de ces massacres, revient aux militants du Parti du peuple algérien». L'autre fait marquant est sans doute les émouvants témoignages faits par des rescapés, montrant la cruauté des auteurs de ces crimes. Il n'est donc pas sans intérêt de constater, une fois encore, que cette tuerie constitue pour les Guelmis un épisode fort et douloureux d'un point de vue mémoriel.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Noureddine Guergour
Source : www.lesoirdalgerie.com