
Le spectacle des visiteurs de malades dans les hôpitaux de Guelma est incessant. Les mêmes font plusieurs fois le tour des services pour chercher des parents et des proches, même lointains. Ils s'agitent sans raison pour interpeller bruyamment, dans un hôpital, tous ceux qu'ils croisent sur leur chemin pour trouver leurs malades, qui sont le plus souvent les amis des amis, les parents des voisins, les neveux des collègues...Une fois sur les lieux, la tentation est grande”? de critiquer et commenter, devant le malade, la conduite à tenir thérapeutique préconisée par les équipes soignantes, de chercher à connaître, par tous les moyens, le diagnostic du patient, de se prononcer sur le pronostic de la maladie, de fumer, de draguer, voire encombrer les box et obstruer les passages réservés aux équipes soignantes. Pire encore, «le chevet du malade est devenu désormais, le lieu de prédilection pour discuter des conflits d'héritage, et autres problèmes de famille», s'accordent à dire des employés. Les flux sont donc importants, des centaines de personnes viennent rendre visite quotidiennement aux malades des établissements publics hospitaliers de la wilaya. Rajoutons à cela les accompagnateurs de ces visiteurs, des enfants, des bébés et des personnes âgées, dont certains n'hésitent pas à profiter pour consulter le médecin de garde, même si ce dernier est préoccupé par les véritables urgences”? et nous avons une idée précise de la complexité du problème dans ces structures de santé. On l'a compris, exercer dans un hôpital à Guelma sans être dérangé n'est pas chose aisée, sauf peut-être tôt le matin ou tard le soir. Les équipes médicales sont les premières victimes de ce chaos. Un médecin spécialiste de garde avoue appréhender ses visites médicales dans le service des urgences, appelé communément «déchoquage» : «Je me donne pas moins d'une heure en plus, pour chaque garde, afin de faire sortir les visiteurs de cet espace névralgique pour faire le tour des box », explique-t-il, en pointant du doigt la démission presque totale des agents de sécurité, en reconnaissant, toutefois, qu'ils ne sont plus en mesure de contenir ces foules grandissantes qui envahissent les services de santé. Un dispositif a pourtant été mis en place pour remédier à cette situation. Ces mesures sont très peu respectées «parce que les citoyens n'adhèrent pas à l'idée de limiter ces visites», explique ce directeur de garde, outré. «C'est aussi une question de culture. Les gens restent attachés à cette mauvaise habitude», regrette pour sa part le surveillant de l'hôpital Okbi de la ville de Guelma. Quant aux agents de sécurité, ils avouent rencontrer à Guelma les difficultés inhérentes à de nombreuses structures hospitalières du pays. Ces employés déplorent l'incivisme de certains visiteurs qui rejettent, le plus souvent avec violence, l'idée de «respecter ces malades hospitalisés qui ont droit à la quiétude». Une situation que les travailleurs avaient soulevée à maintes reprises pour trouver une solution, sans y parvenir. Sortir de l'impasse ' «Impossible», rétorquent les employés. «Mais que font donc les associations '», commente pour sa part un cadre de la Direction de la santé de la wilaya et qui fait remarquer : «Nous sommes là en face d'un problème qui nécessite une implication multisectorielle, la santé, les services de sécurité, le mouvement associatif et surtout les médias pour la sensibilisation des citoyens.» C'est probablement là la solution la plus pertinente et la plus sûre. Le problème soulevé à Guelma existe à travers tout le pays, la sonnette d'alarme est donc tirée.Noureddine GuergourDes routes coupées par les intempériesSelon la cellule de communication de la Protection civile de Guelma, le défi de dégager les routes, devenues dangereuses suite aux pluies et à la neige qui se sont abattues ces derniers jours sur la région, a été relevé avec succès.D'importants moyens humains et matériels ont été dégagés, précise notre source. Six camions dont des épandeuses et pas moins de 53 éléments de la Protection civile de Guelma sont intervenus, vendredi et samedi derniers, dans plusieurs zones de la wilaya, en se concentrant sur des endroits problématiques, dont le chemin de wilaya 123 reliant le chef-lieu de wilaya à la commune de Aà'n Larbi, où les secouristes ont réussi à dégager la route et libérer 75 véhicules bloqués à cause de la neige. Cette action à concerné également les RN 21 et 81 reliant Guelma et Annaba et Oued Zenati à Aà'n Makhlouf, et le chemin communal reliant les communes de Hammam N'bails et Aà'n Sandal où les équipes de la Protection civile ont réussi à dégager 3 familles qui étaient à bord de trois véhicules, en libérant la route. Pour rappel, une pré-alerte routière, impliquant les secteurs concernés a été déclenchée dans la nuit de vendredi à samedi, et d'importants moyens ont été mis en œuvre pour assurer une mobilité aussi optimale que possible sur le réseau routier de la wilaya de Guelma : moyens humains et engins de déblocage et d'épandage.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N G
Source : www.lesoirdalgerie.com