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La friperie connaît un engouement sans précédent de la part de clients issus de diverses couches sociales : médecins, avocats, enseignants, fonctionnaires, commerçants...Dans un passé récent, les clients fréquentaient discrètement les magasins de friperie car ils attiraient à cette époque des familles démunies qui saisissaient cette opportunité pour s'offrir des vêtements à moindre coût. La crise économique s'est installée de plain-pied dans de nombreux pays, y compris outre-Méditerranée, et les maigres salaires ne permettent plus aux familles modestes et des classes moyennes de se permettre des achats dans des bazars, boutiques de prêt-à-porter et de confection car les prix sont exorbitants. Une nouvelle culture s'est instaurée à Guelma puisque la friperie connaît un engouement avéré de la part de clients issus de diverses couches sociales, à savoir médecins, avocats, enseignants, fonctionnaires, commerçants, promoteurs immobiliers, ouvriers, simples salariés, retraités.Les souks hebdomadaires de Guelma, Belkheïr et Boumahra attirent respectivement chaque vendredi, samedi et dimanche une foule bigarrée qui porte son dévolu vers les étalages de la friperie et chacun ne craint plus le "qu'en dira-t-on" car les barrières sont brisées. Les femmes de tous bords se côtoient volontiers et choisissent ensemble les articles désirés et n'hésitent pas à marchander ! Une sexagénaire rencontrée sur les lieux à Boumahra nous confie : "Chaque dimanche, je viens par bus avec mes deux voisines pour dénicher des robes, pulls, manteaux, chaussures, jeans, pantalons, survêtements, pyjamas, robes de chambre, etc. Les prix sont concurrentiels et le marchand dont je suis une fidèle cliente, me réserve des produits parfois neufs."Ce souk est une véritable caverne d'Ali Baba qui regorge d'articles de literie, de vêtements pour hommes, femmes et enfants, de chaussures de luxe, de vêtements de sport, de rideaux, nappes ou de sous-vêtements. Nous assistons aux achats d'une maman accompagnée de ses filles qui négocie le prix d'une belle cape : "Cédez-la moi à 750 DA et je prendrai volontiers des pulls et un pantalon pour mon époux."Le vendeur refuse dans un premier temps puis cède devant l'insistance de la dame. Une mère de famille déclare sans complexe : "Ce marché est une aubaine pour nous car j'y habille toute la maisonnée en déboursant seulement quelques billets de banque. Il est évident que je lave à grande eau certains effets vestimentaires et j'envoie les autres au pressing ! Nous tenons à notre dignité et ce n'est plus un tabou d'acquérir des produits de la fripe qui n'ont rien à envier à ceux qui sont exposés en vitrine et valent cinq à six fois plus cher."Désormais, les familles réalisent d'excellentes affaires dans ces foires populaires où il est loisible de renouveler sa garde-robe, d'habiller et chausser les enfants et d'acheter des draps, des couvertures et autres.Un petit budget est alloué par le père de famille pour concrétiser ces achats providentiels. Les véhicules dont ceux de luxe et les 4x4 stationnent aux abords de ces marchés hebdomadaires et déversent des centaines de personnes qui éprouvent un réel plaisir à choisir librement en visitant les échoppes.Hamid BAALINomAdresse email


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