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Entre prévention et nouvelles thérapies



Entre prévention et nouvelles thérapies
«L'Algérie devrait faire comme l'Egypte en négociant le pack d'Interféron à 900 $ au lieu de celui coutant 44.000 $, vendu actuellement sur le marché».Maladies à déclaration obligatoire, les hépatites virales B et C, constituent un problème majeur de santé publique en Algérie, pays considéré, sur le plan épidémiologique, comme zone intermédiaire sur la carte sanitaire mondiale. Deux milliards d'individus de par le monde sont infectés par le virus B et 170 millions par le virus C.En Algérie les bilans sont mitigés et ne reflètent toujours pas la réalité du terrain. «Est ce que l'ère d'éradication des hépatites virales a débuté '» Tel est le thème qu'a choisi l'association scientifique et médicale Ibn Zohr (ASMI) de Guelma pour sa première conférence internationale qui a eu lieu jeudi 9 mars à l'ancien campus de l'université 8 mai 1945 de Guelma, à laquelle ont pris part pas moins de 300 médecins et spécialistes hospitalo-universitaires, venus de tout le territoire national. «Cette première conférence s'inscrit dans une dynamique positive.Elle va nous permettre d'exposer et débattre ce problème de santé publique en Algérie dont les répercussions dépassent de loin la santé de l'individu», souligne le docteur Mohamed Lhadi Meghadecha, président du comité d'organisation et secrétaire générale de l'ASMI, dans de son allocution de bienvenue. «Au vu des nombreuses avancées dans le diagnostic et le traitement des hépatites nous sommes optimistes pour qu'un jour nous puissions éradiquer cette maladie dans notre pays», a-t-il souligné.En effet, c'est à la lumière de 12 communications orales et quelques 62 posters pointus, exposés au rez-de-chaussée et au premier étage de la bibliothèque centrale, que l'incidence, la prévalence, les foyers, le dépistage, la vaccination et les nouvelles thérapies médicamenteuses ont été largement débattus.Les bilans prénuptiaux indexésEt comment il en serait autrement, puisque les professionnels du secteur sont unanimes : «la prévalence des anticorps VHC positifs ne dépassent pas les 0,40% sur les 300.000 donneurs de sang en Algérie. La population des hémodialysés est plus exposée et sa prévalence est de 23,8 %. Le génotype 1 de ce virus est le plus difficile à traiter en Algérie avec une prédominance de 90% à l'est du pays et 70% au centre. Quant à l'Ouest, les génotypes 1 et 2 existent à part égale, soit 50% GI et 50 % G2», précise le professeur Nabil Debzi, chef de service hépatologie du CHU Mustapha Pacha.Ce dernier a insisté pour dire qu'une nouvelle molécule existe depuis 2014 sur le marché, mais qu'elle reste trop onéreuse : «une nouvelle ère thérapeutique s'ouvre avec les nouvelles molécules approuvées aux Etats-Unis et en Europe, comme le Sofosbuvir qui permet de se passer de l'interféron en obtenant d'excellentes réponses sur les cas les plus tenaces. L'Algérie devrait faire comme l'Egypte en négociant le pack à 900 $ au lieu de celui coutant 44.000 $, vendu actuellement sur le marché». «Le bilan prénuptial n'est qu'une feuille sans valeur délivrée par les communes à joindre au dossier des futurs époux. Ce sont des certificats de complaisance généralement établis à l'emporte-pièce», dénoncent des médecins spécialistes et d'ajouter : «aucune précision ni obligation n'est venue éclairer le type d'analyse que doivent effectuer les futures époux. Une analyse qui se résume en fait au groupage sanguin ABO et rhésus, sans plus, en application de la loi portant sur le code de la famille». En clair, cette situation est grave, puisque les maladies sexuellement transmissibles doivent être proposées et dans le meilleur des cas être systématiques, ne serait-ce que, que pour les risques de transmission au f?tus.


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