
Trois unités de transformation de lait du secteur privé, auxquelles il faut ajouter l'apport du secteur public de Annaba, n'arrivent toujours pas à satisfaire la demande.Depuis le début du mois de Ramadhan, et même bien avant, des perturbations chroniques dans la distribution et la commercialisation du lait en sachet ne font que s'accentuer dans la wilaya de Guelma. Et pourtant, une rallonge de 20 % de poudre de lait destinée au secteur public devait, justement, combler la demande en cette période charnière, où la consommation est supposée doublée.«Où sont passés les 20 % de poudre de lait destinés, pour notre cas, à la laiterie de Annaba, en appoint pour la wilaya de Guelma» a déclaré hier, sur les ondes de Guelma FM, un transformateur du secteur privé Guelmois, lors d'une émission dédiée à la commercialisation du lait dans la wilaya. Et de conclure : «Ils (les autorités, ndlr) ont préféré appuyer le secteur public (laiterie Annaba) pour le mois de Ramadan et par la même ils nous ont soustrait près de 6 tonnes de poudre de lait/ jour.À Guelma-ville, il y a manque et que dire des communes voisines et reculées». Notons également que lors cette émission, diffusée dans la matinée, les invités du plateau en l'occurrence un représentant de la direction du commerce et de l'association de protection des consommateurs de la wilaya, ont, comme d'habitude, et en de telles circonstances, dressé un constat sans toute fois apporter une bribe de solution. Ainsi, dans la wilaya de Guelma, trois unités de transformation de lait du secteur privé, auxquelles il faut ajouter l'apport du secteur public d'Annaba, n'arrivent toujours pas à satisfaire la demande.Pire encore : «une frange importante des commerçants de la wilaya de Guelma ont la fâcheuse habitude de nous vendre deux sachets de lait auxquels ils ajoutent, bon gré mal gré, au choix, un sachet de petit lait ou de lait de vache», s'indignent des clients en cette période de Ramadhan et d'ajouter : «sans parler des bousculades et des bagarres aux portes des épiceries. Les moins chanceux payeront le sachet à 30, voire 35 dinars dans les villages».A cette situation lamentable, les fonctionnaires de la direction du commerce sont catégoriques : «Il faut dénoncer les commerçants malveillants! Nous avons un numéro vert pour cela.» Quoi qu'il en soit, à cette réponse peut convaincante, beaucoup s'interrogent sur les quantités de lait réelles distribuées dans la wilaya par rapport au quota initialement prévu durant le mois de Ramadhan, par crainte «qu'il ne soit orienté ailleurs !» .
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim Dadci
Source : www.elwatan.com