
Cette année, Guelma est confrontée à des ressources en eau limitées. «En raison de la faible pluviométrie enregistrée dans la région, mais aussi à cause du mauvais usage des ressources hydriques et d'un assainissement déficient», estiment les spécialistes.Une situation qui risque de pénaliser les zones agricoles et d'entraver leur développement. Les responsables locaux du secteur ont été donc confrontés à des problèmes de gestion de plus en plus complexes. Le développement de l'agriculture irriguée à Guelma, le taux élevé de desserte urbaine de l'eau, et bien évidemment la faible pluviométrie enregistrée cette année ont mis, ces derniers mois, cette ressource naturelle sous une pression accrue. «Jusque-là , on a bien géré nos ressources, donc on ne peut pas parler de crise de l'eau à Guelma», affirme Mohamed Chaâlel, directeur de l'ADE de Guelma. D'après lui, tout dépend de la gestion et du climat, «qui a été très contraignant avec un apport pluviométrique modeste enregistré cette année». «S'il y a des précipitations, on n'aura pas de problème, s'il n'y en a pas, il y aura bel et bien une situation qu'on doit gérer avec rationalité», déclare-t-il.Le secteur de l'agriculture est de loin le premier usager de l'eau dans la wilaya de Guelma, une région agricole par excellence, «mais la priorité est donnée au service domestique», ont indiqué, à chaque fois, les responsables locaux du secteur. Mais selon un cadre de la Direction de l'environnement «la dégradation de l'environnement, est aussi responsable de la pression accrue qui s'exerce sur les ressources en eau à Guelma, et elle accentue la demande».Pour ce spécialiste, les ordures ménagères et les déchets industriels, affectent les ressources hydriques. Pour les autorités locales, la gestion des ressources en eau à Guelma demeure, incontestablement, une priorité absolue. Même si la situation est plus ou moins préoccupante, les services de l'ADE sont arrivés à accomplir leur mission durant l'été et durant la fête de l'Aïd el-Adha. Dans le cadre des mesures prises, un programme de planification a été mis au point. «En dépit d'une faible pluviométrie, on a pu satisfaire nos besoins en eau, grâce à une répartition étudiée des ressources». Pour Ammi Salah, un retraité des services de la commune de Guelma, «le problème est plutôt un problème d'éducation. Le citoyen doit comprendre une fois pour toutes que l'eau est une ressource vitale très précieuse, et l'inconscience citoyenne risque de nous mener vers une crise critique» : Et de poursuivre «pour remédier à cette situation, on doit passer impérativement par la sensibilisation des citoyens, qui doivent prendre conscience des risques de gaspillage». Pari gagné pour madame le wali de Guelma, qui s'est montrée rassurante au mois de mai dernier : «Cet été, aucun motif d'inquiétude en matière d'eau potable, à condition de se mobiliser pour une bonne gestion et lutter contre toutes formes de gaspillage», a-t-elle déclaré. Puisque aucune pénurie d'eau n'a été enregistrée depuis l'entame de l'été. Mais la distribution de l'eau potable à Guelma continue de déchaîner les passions, notamment pour les moins consciencieux. Le mécontentement de certains riverains a rejailli vendredi, premier jour de l'Aïd, et qui s'attendaient à une distribution d'eau potable à «outrance». «Quoi qu'on fasse, il y aura toujours des mécontents», a estimé le premier responsables de l'ADE de Guelma, répondant aux préoccupations de certaines familles qui pour elles «la distribution de l'eau potable le jour de l'Aïd était insuffisante». Ce même responsable précise que ces mesures ont été prises dans le cadre d'une gestion planifiée pour ainsi cerner au mieux les besoins, les priorités et les risques.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Noureddine Guergour
Source : www.lesoirdalgerie.com