
En ces temps de vaches maigres, pour la majorité des Guelmois, les viandes rouges et blanches ne sont plus à la portée de tous.En se rabattant sur la consommation des poissons d'eau douce, vendus à moindre coût dans les marchés, ils assurent un plat de résistance riche en protéine. «Pour 350 DA le kg de carpe à grande bouche, ce n'est pas cher comparativement au b?uf vendu à 1300 DA ou la plaquette d'?ufs proposée à 420 DA en passant par l'escalope de dinde à 800 DA», déclarent des clients venus spécialement vendredi acheter quelques tranches de carpe à grande bouche, un poisson bien en chair aux dimensions démesurées.En effet, la population tend, depuis quelque temps, à renouer avec la consommation des poissons d'eau douce. «L'attrait pour cette denrée n'est pas gustatif mais bel et bien une histoire de sous», révèle un vendeur de poissons bien au fait des coutumes de la région et de conclure : «Nous acheminons ce produit de Jijel et croyez moi, les gens sont de plus en plus nombreux à l'acheter. Bien évidemment, il y a d'autres espèces de poissons, tels la carpe argentée ou le sandre. Nous vendons également du mulet à 100 DA le kg». Ainsi, les choix sont faits, mais des lacunes persistent en matière de commercialisation.«La filière n'existe pas à Guelma, ni ailleurs probablement», nous révèlent des professionnels du secteur et d'ajouter: «Le barrage de Hammam Debagh, par exemple, est, chaque année, ensemencé en alvins et la population des poissons est relativement importante sauf que l'attrait pour la pêche continentale est toujours en souffrance».Contactée à ce sujet, la directrice régionale de ce secteur qui chapeaute également en plus de Guelma, les wilayas de Souk Ahras, Tébessa, Oum El Bouaghi et Khenchela révèle : «en effet, nous n'avons qu'un seul concessionnaire dans la wilaya de Guelma. Plus précisément au barrage de Hammam Debagh où la production, toutes espèces confondues a atteint 19,96 tonnes pour cette année 2016 contre 11,81 tonnes en 2015».Quoi qu'il en soit, le poisson d'eau douce a ses adeptes dans la région et même dans le cas contraire. «Voila une source de protéines animales non négligeable, qui n'attend qu'à être exploitée, ne serait-ce que pour sa transformation en farine», précisent nos interlocuteurs.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim Dadci
Source : www.elwatan.com