
La journée d'étude et d'information sur les perspectives d'investissement en Algérie, qui a réuni, mercredi passé, au siège de la wilaya de Guelma, une frange importante de l'exécutif, les présidents d'APC, les chefs de daïra et quelques opérateurs économiques, n'a pas convaincu.Et comment en serait-il autrement, puisque l'écrasante majorité des lots octroyés, depuis plus d'une trentaine d'années, dans la cadre de la concession des terrains destinés à la réalisation de projets d'investissement dans la wilaya de Guelma, sont restés à l'état de terrains nus.Mais visiblement, les communicants, invités par la Chambre de commerce et d'industrie Mermoura, dont un cadre du ministère de l'Industrie et des Mines, un directeur central au ministère des Finances, un cadre de la Banque centrale d'Algérie et même un expert français, consultant international dans le domaine, ont très vite déchanté lors des débats. «57% des lots octroyés pour des projets d'investissement dans la wilaya de Guelma sont des terrains nus.12% sont en activité et 21% en cours de construction», dira un élu de l'APW de Guelma, visiblement au fait de ce dossier névralgique. «Notre souci majeur à Guelma, ce sont les personnes qui ont bénéficié de lots de terrain destinés à l'investissement, aujourd'hui indélogeables, puisqu'ils sont détenteurs d'un titre de propriété. Même la justice a tranché en leur faveur», ajoute-t-il.Dans ce contexte, le représentant du ministère de l'Industrie et des Mines dira : «Les walis ont été instruits à l'échelle nationale pour procéder à la résiliation des dossiers des personnes en question.» «Je vous parle de centaines de personnes qui ont bénéficié à Guelma, d'un titre de propriété dans le cadre de l'investissement et qui sont aujourd'hui indélogeables», réplique le même élu. A cette vérité, le représentant du ministère ne trouvera qu'une réponse «évasive».En plus des problèmes évoqués, il faut ajouter le cas du Calpi, initié depuis 2011, où sur les 213 lots octroyés par les autorités locales pour des projets d'investissement, 37 ont été déjà annulés. Quoi qu'il en soit, la situation dans le secteur des industries naissantes à Guelma n'en finit pas de faire jaser, à telle enseigne qu'au-jourd'hui, les observateurs du secteur se demandent s'il y a vraiment un climat serein pour l'investissement à Guelma «si toutefois l'investisseur existe réellement».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim Dadci
Source : www.elwatan.com