Guelma - A la une

Déception et colère des usagers



Force est de constater qu'il est sujet à des dysfonctionnements avérés.Décidément, les transporteurs du secteur public s'illustrent par leur mépris et leur manque de respect envers leurs usagers, et ce, en dépit de l'interpellation par ces derniers des autorités locales. En effet, contrairement aux années écoulées, aucun service nocturne n'a été mis en place par les responsables de la Direction des transports dont le rôle est de répondre aux attentes de la population qui ne dispose pas d'un programme ad hoc durant le mois sacré de Ramadhan.
Ulcéré par ces défaillances intolérables, un père de famille se confie à Liberté : "Nous habitons à la cité périphérique de la nouvelle ville et dès 18 h, tous les bus du transport urbain regagnent leurs bases respectives et laissent en rade des milliers d'usagers qui ne savent à quel saint se vouer ! C'est inadmissible de tolérer ces actes indignes qui font fi des clauses des cahiers des charges ! Nous sommes contraints de nous adresser aux taxis et aux clandestins pour nous déplacer et nous devons débourser 200 dinars pour une simple course." Force est de constater que le transport urbain souffre de dysfonctionnements avérés puisque les bus ne respectent ni les horaires de leurs rotations ni leurs itinéraires, au grand dam de leur clientèle. En effet, des conducteurs font la grasse matinée et ne commencent leur travail qu'après 10 h du matin alors que des travailleurs des deux sexes doivent impérativement être à leurs postes à 9 h ! D'autre part, après le f'tour, des citoyens se rendent à la mosquée pour accomplir les prières d'el-icha et des tarawih. D'autres rejoignent les cafétérias et leurs amis pour passer une agréable soirée ramadhanesque. Les familles privilégient les sorties afin de rendre visite à des proches, effectuer des achats d'effets vestimentaires pour l'Aïd-El-Fitr et également veiller dans des squares animés. Ammi Chérif, un retraité, saisit cette opportunité pour nous déclarer : "C'est la première fois que les bus font défaut durant les soirées de ce mois sacré ! Est-il concevable qu'un chef-lieu de wilaya soit privé de navettes nocturnes comme cela se pratique dans toutes les villes du territoire national ' Guelma abrite plus de 150 000 habitants et elle est marginalisée pour des raisons inexpliquées ! Les autochtones sont livrés à eux-mêmes alors que nous entamons la saison estivale, période durant laquelle les familles préfèrent s'adonner à des promenades nocturnes. Je lance un appel à nos responsables locaux aux fins de s'impliquer et d'assainir ce secteur des transports qui est manifestement inefficace, voire défaillant."
HAMID BAALI
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