Situation pour le moins troublante, voire inquiétante, que celle vécue par des dizaines d'entrepreneurs dans la wilaya de Guelma.
En effet, le calvaire dure pour certains d'entre eux depuis la fin de l'année 2009, risquant ainsi de les pousser à fermer boutique et à déclarer faillite. Dans une pétition, dont une copie nous été remise et qui a été également adressée au ministre de l'Habitat, les plaignants dénoncent le refus, « sans aucun motif valable », des services du Trésor de la wilaya de procéder au payement de travaux effectués en conformité avec les règles, lois et cahiers des charges. Ainsi, se retrouvant empêtrés dans des dettes qui n'arrêtent pas de s'amonceler et ne pouvant régler celles contractées auprès de diverses parties, dont notamment des banques, pour réaliser dans les délais requis les projets qui leur ont été attribués, une bonne partie d'entre eux a été contrainte de se départir de matériel de travaux publics pour payer ses redevances. Dans leur pétition, les concernés se disent profondément consternés, affirmant ceci : « Ni l'intervention du wali, ni celle du P/APW, ni encore les moult lettres que nous avons adressées aux différentes directions de wilaya, n'ont pu convaincre le trésorier de payer les travaux supplémentaires que nous avons exécutés en conformité avec la réglementation en vigueur et dans les délais impartis. »Et d'ajouter sur un ton désespéré : « En perdurant ainsi, cette situation ne manquera pas de peser lourdement sur l'achèvement des programmes du secteur de l'habitat dans la wilaya, mais encore, de nous contraindre à mettre au chômage nos travailleurs, dont une grande partie se retrouve, aujourd'hui dans une situation difficile faute d'avoir perçu leurs salaires. » Pour avoir de plus amples informations, nous avons tenté de joindre par téléphone le directeur du Trésor public, mais ce dernier était déjà en congé. Par contre, nous avons pu parler au fondé de pouvoir et intérimaire desdits services, qui nous dira à ce propos : « Effectivement, il s'agit du non-paiement des avenants de clôture de conventions (travaux supplémentaires), mais le problème n'est pas à notre niveau, nous n'avons aucune relation avec les entreprises, qu'elles aillent voir du côté du maître d'ouvrage, (DLEP, DUC'), car si nous formulons un rejet, nous avons l'obligation de le faire par écrit en mentionnant clairement les motifs. Nous appliquons avec rigueur la réglementation, c'est notre mission car nous sommes les garants des deniers de l'Etat. » Mais en attendant un dénouement à cette crise, qui ne semble pas probable pour l'heure, certains entrepreneurs nous avoueront qu'il leur a été demandé de rédiger des actes de désistement sur les travaux effectués, chose qu'ils refusent catégoriquement, car à l'origine du problème il y a « une mésentente entre responsables, le DLEP et le directeur du Trésor. Un litige purement subjectif », qui, disent-ils « nous pénalise, et c'est en ce sens qu'il faut une intervention urgente des hautes autorités, le ministre de l'Habitat en particulier, pour mettre un terme à cette affaire scabreuse ».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Djamel Belkadi
Source : www.elwatan.com