C'est dans une salle omnisports bourrée demonde de tous âges entièrement acquis au candidat indépendant Ali Benflis que l'assistance a attendu que leur favori arrive de Guelma où il s'est rendu ce dimanche matin.La foule était si nombreuse qu'une bonne partie de l'assistance a dû suivre le discours en dehors de la salle grâce à un écran géant prévu à cet effet. L'entrée de Benflis sur scène sous les cris de «Benflis président a été pour le moins électrifiée par une série d'ovations en faveur du candidat du changement qui venait à Rouiba clore un périple qui l'amené à travers toutes leswilayas du pays. Dès l'entame de son discours le candidat à l'élection présidentielle de 2014 ne sait pas priver de critiquer sévèrement les représentants du pouvoir en place depuis 15 ans en les fustigeant de continuer à dilapider les biens publics, plaidant pour l'Algérie l'avènement d'un pays où régneraient le droit et la justice, ainsi que la bonne gouvernance des affaires publiques. Décidé à combattre «un Etat de non droit qu'il trouve scandaleux», le candidat Benflis a dénoncé une administration partiale qui, selon lui planifierait la fraude à grande échelle et à tous les niveaux». S'adressant à l'assistance qu'il qualifiera «d'hommes et femmes libres sur cette terre généreuse pour que ces derniers fassent échec au pouvoir». Un pouvoir confisqué, mais que le peuple saura récupérer parce qu'il est le seul souverain et le seul détenteur de la décision. Citant les articles de loi électorale 37 et 47, Benflis ne manquera pas de rappeler à ceux qui seront chargés par l'administration du déroulement du scrutin, «qu'ils auraient préalablement prêtés serment, et que cette fois-ci le peuple algérien n'acceptera jamais la fraude, et que le peuple ne cautionnera jamais un vote arrangé par les corrupteurs de la société». Mettant en exergue les affolements ces derniers temps des représentants du pouvoir, sans citer de noms comme à son habitude, Benflis a regretté que «certaines personnalités ayant fait dans l'irrespect du peuple, voudraient encore diriger ce pays». Evoquant les douloureux évènements de Ghardaïa où il a été accueilli sans gardes-de-corps et sans protection particulière par une population qui lui a réservée selon lui un chaleureux accueil comme partout ailleurs, le candidat à la présidentielle de 2014 accusera le pouvoir en place depuis 1999 de n'avoir jamais su comment régler ce problème. «Ce pouvoir ne peut pas et ne pourra pas régler la crise» Cemême pouvoir est discrédité, c'est un pouvoir de vieillards, mal vieillissants.Quant à une éventuelle implication de l'ANP comme le souhaitent certains, selon Benflis, l'armée ne saurait s'impliquer dans des conflits sociaux. L'Algérie n'est pas un royaume, ni une dynastie de pharaons. Pourquoi nos martyrs sont-ilsmorts si lesmêmes pratiques coloniales resurgissent ....». Enchaînant dans ses critiques du pouvoir, Benflis dira que «le discours du pouvoir se limite soit à son maintien, soit à la terre brûlée, alors que plusieurs secteurs de notre économie sont sinistrés, notre économie est en panne, la justice est instrumentalisée, la liberté de la presse confisquée, partout en Algérie, j'ai rencontré des hommes libres, les Algériens aujourd'hui sont renseignés sur l'état du pays et dumonde grâce à Facebook, le peuple est au courant de tout ce qui se passe, et a conscience aujourd'hui de samarginalisation, de son exclusion, et ce, depuis l'indépendance. Nous avons besoin aujourd'hui d'une Algérie libre, moderne qui n'aura rien à envier aux pays démocratiques les plus avancés ». Revenant sur la fraude qu'il semble le redouter le plus, Benflis redira « que s'ils fraudent, je neme tairais pas, celui qui fraude acceptera les conséquences. La fraude est la ligne rouge à ne pas dépasser. Promettant d'en finir radicalement avec les pratiques de la gestion de son principal rival, le candidat du changement jurera devant l'assistance qu'il «n'aura de repos qu'après avoir fait de l'Algérie un Etat de droit et rendu justice aux Algériens dans leur ensemble et leur diversité.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar Khelifi
Source : www.lnr-dz.com