
Le théâtre régional Triki-Mahmoud à Guelma a abrité, hier, un meeting animé par Abdelaziz Belaïd, président du parti El-Mostakbal, en présence d'une assistance nombreuse. Il évoque les évenements tragiques qu'a vécus notre émigration en France un certain 11 décembre 1961 et qui avait payé un lourd tribut pour avoir réclamé l'indépendance de l'Algérie. L'intervenant s'exclame : "Sommes-nous dignes de l'héritage légué par nos martyrs, nos moudjahidine et nos aînés '" Abdelaziz Belaïd saisit l'occasion de la commémoration prochaine de la disparition du défunt président Houari Boumediene, un digne fils de la wilaya de Guelma, pour rappeler son parcours d'homme d'Etat qui a eu le mérite d'avoir été un visionnaire en créant le Barrage vert, la route de l'Unité africaine, les révolutions culturelle, industrielle et agricole et tant d'autres acquis.Il estime que Boumediene avait établi un programme pertinent qui lui a permis de gérer avec efficience le pays. "Est-il concevable de tolérer l'impunité totale et fermer les yeux devant ces dépassements intolérables ' Actuellement, aucun programme clair et cohérent n'est appliqué pour diriger le navire Algérie ! Nous devons être réalistes en reconnaissant nos erreurs, et ce, à la faveur d'un constat objectif de notre parcours. Nous assistons à une démission collective de notre société et de notre peuple face à des dérives avérées. Nous sommes tous responsables face à ces dysfonctionnements et il nous appartient de réagir devant l'histoire et les générations futures", martèle-t-il en précisant que "cependant, nous sommes contre la violence et nous prônons le dialogue et la sagesse pour sortir notre pays de ce marasme qui perdure". Pire, estime-t-il encore, "le pays est souvent secoué par des scandales qui portent atteinte à sa crédibilité et des sanctions sévères mettraient fin aux agissements de ceux qui se croient tout permis ! Il est urgent de remettre de l'ordre dans la maison Algérie ! Le phénomène de la ?chkara' a encore de beaux jours devant lui car il permet aux nantis de s'offrir des postes d'élus, de parlementaires et de privilégiés !", dira-t-il. Et de conclure : "Nous sommes tributaires des cours du pétrole, alors que notre avenir c'est l'agriculture qui est une richesse naturelle. Le citoyen devra se réveiller et se débarrasser du virus qui le gangrène en retroussant ses manches et travailler à la sueur de son front, tout en luttant contre les magouilleurs, les corrupteurs et les corrompus !"Hamid BAALI
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : BAALI Hamid
Source : www.liberte-algerie.com