Guelma - A la une

Appel à participation au colloque "Littératures et représentations"



L'université 8-Mai-1945 de Guelma, la faculté des lettres et des langues et le département des lettres et de la langue française organisent, les 17 et 18 décembre, un colloque international autour de "Littérature(s) et représentation(s)". À propos de cette thématique, il est souligné dans l'argumentaire : "Depuis La Poétique d'Aristote, la question de la Mimésis reste entière et l'une des questions les plus aporétiques dans le domaine des études littéraires. Qu'elle soit naturelle ou plutôt dangereuse chez Platon, c'est de la représentation (représentation est la traduction depuis longtemps admise de la «Mimésis» dans le champ français) par toutes les oppositions entre les théories littéraires et leurs conceptions d'une littérature mimétique ou non mimétique." (?) "Probablement, c'est d'Auerbach philologue ou de Ricoeur phénoménologue que nous avons les approches les plus dialectiques et les plus synthétiques de la notion mise en relation avec une conscience du monde, de la réalité et de l'histoire chez le premier et fille du couplage difficile de La Poétique et des Confessions de saint Augustin chez le deuxième. Aucune notion n'a engendré autant de tensions entre l'aporie de l'existence et de l'essence." Et aux organisateurs de poursuivre : "À l' origine, nous trouvons donc deux courants de pensées, ou deux écoles philosophiques d'un côté un essentialisme qui se cristallise chez un Proust dans la figure du Moi créateur profond, distinct de son moi social, et de l'autre un Sartre pour lequel la littérature est une question d'engagement, car elle nous jette dans le combat de l'existence. Mais les soubassements inconscients de ce clivage ne sont ni plus ni moins que des manifestations esthétiques (immorales) de l'ordre judéo-chrétien dont la quête de la vérité est d'abord et avant tout une quête intérieure." À ce propos, il est souligné qu'"il est clair que le débat a été depuis toujours entre une littérature du dehors et une littérature du dedans, les marxistes, derniers en date de la théorie du reflet et de leur préalable idéologique ? dénoncé par Sartre dans Questions de Méthode ?, des formalistes russes ou de leurs homologues français structuralistes de surcroît, ayant cédé à la tentation du démon de la forme qui fascine selon un Derrida clairvoyant (...)", et de conclure : "La fin de la représentation et la mort de l'auteur n'étaient qu'une illusion et une restriction du champ humaniste de l'altérité, car le «je» n'est pas un autre aspect du moi, selon la formule rimbaldienne, mais tous les autres et les discours étrangers qui viennent nourrir l'imagination artistique. C'est en déplaçant la question et en cherchant à l'examiner à la lumière de cette faculté maîtresse qui est l'imagination et qui fait notre humanité, que nous serions en mesure de réexaminer la notion et de réconcilier le dedans au dehors, d'une littérature aussi intimiste qu'engagée." Pour les intéressés (chercheurs, universitaires, auteurs?), l'appel à participation est ouvert jusqu'au 28 novembre. Le colloque présidé par Aït Kaci Amer sera porté sur plusieurs axes : la représentation dans la littérature et les arts, les représentations philosophiques dans la littérature, les représentations individuelles et/ou collectives dans le discours social et représentation(s) et imagination. Pour plus d'informations, contacter : [email protected] et/ou [email protected]
R. C.
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