
Qui n'a pas vu à Guelma durant le mois de Ramadhan des femmes travailler la nuit, en tant que vendeuses dans les magasins d'habillement, caissières dans les supérettes ou tout simplement au fond d'un laboratoire d'une pâtisserie 'Si le phénomène est aujourd'hui banalisé, il ne l'est pas pour l'inspection du travail de la wilaya de Guelma. «Nos brigades ont effectué une inspection générale sur le travail de nuit, notamment à Oued Zenati, Bouchegouf et Guelma. Cette dernière est venue à point nommé sur instruction du ministère de tutelle, notamment durant le mois du Ramadhan», nous a déclaré Faouzia Bousebsi, directrice de l'inspection du travail de la wilaya de Guelma.Et d'ajouter : «La réglementation est très claire. Il est interdit aux employeurs du secteur public ou privé de recourir au personnel féminin pour des travaux de nuit. Des dérogations spéciales peuvent toutefois être accordées par l'inspecteur du travail territorialement compétent, lorsque la nature de l'activité et les spécificités du poste de travail justifient ces dérogations.Il s'agit là de l'article 29 de la loi n° 90-11 du 21 avril 1990 relative aux relations de travail.» Et de conclure : «Ce que je peux vous dire également, c'est que nous avons découvert 34 femmes en situation de travail de nuit sans autorisation, dont 32 cas dans le privé. Des mises en demeure ont été adressées aux employeurs qui sont en infraction avec la réglementation. Nous avons étudié par la suite les demandes formulées, mais nous n'avons délivré que 12 autorisations, soit une dans le secteur public et 11 chez le privé». Nous l'aurons compris, faire travailler une femme la nuit doit répondre à des conditions spécifiques.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Karim Dadci
Source : www.elwatan.com