Ghardaia - A la une

Une délégation d'officiels rencontre la société civile Le calme est revenu à Ghardaïa



Les affrontements à Ghardaïa opposant des habitants de Ksar Melika et ceux de Hadj Messaoud qui ont fait une quinzaine de blessés parmi les citoyens et les forces de sécurité dépêchées pour éviter une vraie catastrophe ont «complètement cessé», apprend-on de source locale.
«Le calme est de mise aujourd'hui (hier, ndlr)», affirme Khoudir Sekhouti, membre de la section locale de la Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme (LADDH) dans une déclaration au Temps d'Algérie.
Hier, veille de la visite d'une importante délégation ministérielle, «le calme revenait peu à peu», ajoute-t-il avant d'évoquer la rencontre des officiels avec la société civile.
«Nous n'avons pas été conviés», regrette notre interlocuteur dont l'association attendait «avec impatience cette rencontre qui pouvait déboucher après débat sur des décisions importantes», révélant que seuls des associations triées sur le volet ainsi que les notables de la région ont été invités.
«Notre délégation s'est présentée sur les lieux de la rencontre mais l'on nous a signifié que sans invitation, il est hors de question de participer à la rencontre», a ajouté notre source qui croit savoir que «l'affaire de Ghardaïa allait être évincée des débats».
«C'est une rencontre régionale qui ne concerne pas uniquement Ghardaïa», a-t-il ajouté appelant, au nom de la Ligue, les pouvoirs publics à «écouter les doléances des citoyens».
«Nous avons préparé une plateforme de revendications simple qui se résume en trois points», a-t-il encore ajouté estimant que ces derniers peuvent aisément être pris en charge.
«Il s'agit avant tout d'assurer la sécurité des personnes et des biens», a fait remarquer Khoudir appelant dans la foulée l'Etat à «dégager» des assiettes de terrain pour les populations des deux communautés tout en démolissant les constructions illicites sur des parcelles appartenant aux particuliers.
Pour rappel, les évènements du week-end dernier ont été déclenchés suite à la destruction d'un mur construit, selon les dires de notre interlocuteur, par les citoyens de la communauté arabe sur une propriété mozabite au niveau d'une palmeraie.
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