
Les citoyens algériens, de tous temps, ont revendiqué leurs droits légitimes et inaliénables. Que ce soit durant la période précoloniale, coloniale, ou post-indépendance. Le peuple algérien a travaillé dur pour assurer le respect de ses droits imprescriptibles.Les citoyens algériens, de tous temps, ont revendiqué leurs droits légitimes et inaliénables. Que ce soit durant la période précoloniale, coloniale, ou post-indépendance. Le peuple algérien a travaillé dur pour assurer le respect de ses droits imprescriptibles.Selon les grands sociologues et, suivant la thèse développée, dans cet entretien, par Salah Debouz, le clivage entre gouvernants et gouvernés ne doit pas exister en Algérie, pays de 1,5 million de martyrs. Les libertés et les droits de l?Homme sont consacrés et garantis par la Constitution algérienne qui bannit toute forme d?oppression et de persécution.Le président de la Coordination nationale des droits de l?Homme demeure optimiste quant aux capacités et aux compétences des Algériens à solutionner leurs propres problèmes en surmontant les différences et les conflits. Depuis l?ère de l?Emir Abdelkader qui a défendu farouchement les droits des Algériens contre l?occupant colonial, jusqu?à aujourd?hui, Salah Debouz démontre que les habitants de l?Algérie ont toujours été assoiffés de vivre avec dignité et en tant que personnes épris de justice et de paix. En somme, il met en relief la nécessité absolue de renouveler la confiance entre les autorités et les citoyens...Midi Libre : Que s?est-il vraiment passé lors des évènements de Ghardaïa 'Salah Debouz : Nous tentons d?analyser l?action des autorités, que ce soit au niveau régional ou central, pour définir l?entière responsabilité de ce qui se produit à Ghardaïa. Malheureusement ce qui se passe à Ghardaïa reflète les préoccupations des citoyens et opposant une frange des autorités aux habitants de Ghardaïa.Pouvez-vous étayer vos déclarations par des exemples précis 'Nous avons beaucoup d?indices, mais nous citerons seulement deux ou trois points. Le 6 février, le ministre de l?Intérieur s?est rendu dans la ville de Ghardaïa et à cette époque le nombre de victimes était de 4 ou 5. Le ministre avait affirmé qu?à partir de cette date, "nous appliquerons les lois de la République.Et à partir d?aujourd?hui, nous sanctionnerons tous les gens portant atteinte aux personnes et aux biens"... Et nous disons que l?Etat a failli à ses responsabilités. Néanmoins, le ministre de l?Intérieur avait promis que l?Etat allait "recouvrer ses prérogatives en assumant ses responsabilités".Mais, en dépit de cela, il n?y a eu aucun changement jusqu?à la veille des élections. L?Etat avait alors décidé de transmettre les rênes de la sécurité à l?Armée nationale populaire. Après avoir reçu les prérogatives du pouvoir sécuritaire durant 40 jours, l?ANP s?est retirée après une semaine.Le chef de la 4e Région militaire a déclaré que le problème de Ghardaïa n?est pas d?ordre sécuritaire, d?où la nécessité pour les habitants de Ghardaïa de clarifier leurs revendications en exhortant toutes les parties en question à trouver une solution et en renouant avec la sécurité. En ce qui nous concerne, en tant que Coordination nationale de défense des droits de l?Homme, nous précisons que ces déclarations montrent l?échec de l?Etat à assumer ses responsabilités.Existe-t-il des forces étrangères désirant toucher à la sécurité nationale et à la quiétude de la ville de Ghardaïa 'Ce ne sont que des avis et des analyses, car nous n?avons aucune donnée susceptible de confirmer qu?il y a des parties étrangères voulant porter atteinte à la sûreté nationale.Le ministre de l?Intérieur avait affirmé qu?il n?y a aucune force étrangère capable de déstabiliser la région de Ghardaïa. Donc, ces mêmes autorités ont confirmé cela. Mais, lorsque nous abordons la main étrangère dans les évènements pareils, il faut qu?il y ait des preuves tangibles et qu?il y ait des bénéficiaires de cette situation.Quelles sont ces données 'Ce sont les déclarations au niveau central, sachant qu?un responsable a dit que les évènements de Ghardaïa ne sont pas manipulés par une main étrangère, ensuite en dépit des déclarations concernant le rôle de l?Etat dans l?arrêt des évènements de Ghardaïa, nous n?avons rien constaté de concret.Les luttes intestines entre les habitants de différents quartiers de Ghardaïa et les "baltaguia", est une manoeuvre de diversion visant à fuir les vrais problèmes. Tout ce qui se dit à propos des atteintes aux personnes et aux biens dans la ville de Ghardaïa, des citoyens ont pris des photos et des vidéos attestant parfois avec des noms et des adresses.La protection des personnes et des biens relève de la responsabilité de l?Etat. Les déclarations de hauts responsables de l?Etat, y compris des responsables de la sécurité, prouvent que l?Etat n?a pas été capable d?assurer la sécurité des citoyens.Vous avez envoyé une requête aux Nations unies, ne fallait-il pas mieux régler le problème avec des moyens et des instruments de médiation internes entre Algériens et entre les habitants de cette région 'Nous ne doutons pas de la confiance et de la crédibilité de l?organisation des Nations unies et de ses prises de décisions et résolutions, mais il faut que nous fassions usage de pragmatisme parce que ces questions sont très dangereuses.Il est impérieux, donc, que nous les traitions avec sérieux et détermination. Nous ne mettons pas en cause donc la crédibilité de l?Onu dont l?Algérie est pays membre... Des habitants de Berriane m?ont indiqué que l?Etat n?a pas honoré ses engagements après avoir signé un accord.Avez-vous présenté des propositions concrètes aux autorités pour résoudre cette crise 'Nous avons publié cinq ou six communiqués et chaque communiqué est paru dans les colonnes de la presse nationale en lançant un appel aux autorités.En effet, dans chaque communiqué, nous avons exigé que tous les problèmes doivent être résolus, y compris les troubles de Ghardaïa et les problèmes au niveau du territoire national, en vertu des lois de la République algérienne démocratique et populaire et des principes des institutions algériennes. Les autorités proposent de désigner des citoyens probablement intègres, toutefois, ils n?ont aucune connaissance de la situation sécuritaire.En dépit de cela, ils sont agréés en tant que conseillers et ils présentent, dans la plupart des cas, des conseils et des recommandations qui ne sont pas justes. Les autorités appliquent ces conseils et compliquent de plus en plus la crise.Et cela n?est pas une solution juste et durable alors que la solution équitable se trouve dans les lois républicaines prônant la justice et l?équité, ainsi que le bon sens. Nous sommes persuadés que c?est cela la vraie solution qui prend en considération la législation algérienne qui respecte les droits de l?Homme.Il faut espérer une solution entre frères à Ghardaïa...Le problème n?existe pas dans la différence entre les frères à Ghardaïa, car le problème à Ghardaïa se trouve entre les citoyens et les autorités.Selon les grands sociologues et, suivant la thèse développée, dans cet entretien, par Salah Debouz, le clivage entre gouvernants et gouvernés ne doit pas exister en Algérie, pays de 1,5 million de martyrs. Les libertés et les droits de l?Homme sont consacrés et garantis par la Constitution algérienne qui bannit toute forme d?oppression et de persécution.Le président de la Coordination nationale des droits de l?Homme demeure optimiste quant aux capacités et aux compétences des Algériens à solutionner leurs propres problèmes en surmontant les différences et les conflits. Depuis l?ère de l?Emir Abdelkader qui a défendu farouchement les droits des Algériens contre l?occupant colonial, jusqu?à aujourd?hui, Salah Debouz démontre que les habitants de l?Algérie ont toujours été assoiffés de vivre avec dignité et en tant que personnes épris de justice et de paix. En somme, il met en relief la nécessité absolue de renouveler la confiance entre les autorités et les citoyens...Midi Libre : Que s?est-il vraiment passé lors des évènements de Ghardaïa 'Salah Debouz : Nous tentons d?analyser l?action des autorités, que ce soit au niveau régional ou central, pour définir l?entière responsabilité de ce qui se produit à Ghardaïa. Malheureusement ce qui se passe à Ghardaïa reflète les préoccupations des citoyens et opposant une frange des autorités aux habitants de Ghardaïa.Pouvez-vous étayer vos déclarations par des exemples précis 'Nous avons beaucoup d?indices, mais nous citerons seulement deux ou trois points. Le 6 février, le ministre de l?Intérieur s?est rendu dans la ville de Ghardaïa et à cette époque le nombre de victimes était de 4 ou 5. Le ministre avait affirmé qu?à partir de cette date, "nous appliquerons les lois de la République.Et à partir d?aujourd?hui, nous sanctionnerons tous les gens portant atteinte aux personnes et aux biens"... Et nous disons que l?Etat a failli à ses responsabilités. Néanmoins, le ministre de l?Intérieur avait promis que l?Etat allait "recouvrer ses prérogatives en assumant ses responsabilités".Mais, en dépit de cela, il n?y a eu aucun changement jusqu?à la veille des élections. L?Etat avait alors décidé de transmettre les rênes de la sécurité à l?Armée nationale populaire. Après avoir reçu les prérogatives du pouvoir sécuritaire durant 40 jours, l?ANP s?est retirée après une semaine.Le chef de la 4e Région militaire a déclaré que le problème de Ghardaïa n?est pas d?ordre sécuritaire, d?où la nécessité pour les habitants de Ghardaïa de clarifier leurs revendications en exhortant toutes les parties en question à trouver une solution et en renouant avec la sécurité. En ce qui nous concerne, en tant que Coordination nationale de défense des droits de l?Homme, nous précisons que ces déclarations montrent l?échec de l?Etat à assumer ses responsabilités.Existe-t-il des forces étrangères désirant toucher à la sécurité nationale et à la quiétude de la ville de Ghardaïa 'Ce ne sont que des avis et des analyses, car nous n?avons aucune donnée susceptible de confirmer qu?il y a des parties étrangères voulant porter atteinte à la sûreté nationale.Le ministre de l?Intérieur avait affirmé qu?il n?y a aucune force étrangère capable de déstabiliser la région de Ghardaïa. Donc, ces mêmes autorités ont confirmé cela. Mais, lorsque nous abordons la main étrangère dans les évènements pareils, il faut qu?il y ait des preuves tangibles et qu?il y ait des bénéficiaires de cette situation.Quelles sont ces données 'Ce sont les déclarations au niveau central, sachant qu?un responsable a dit que les évènements de Ghardaïa ne sont pas manipulés par une main étrangère, ensuite en dépit des déclarations concernant le rôle de l?Etat dans l?arrêt des évènements de Ghardaïa, nous n?avons rien constaté de concret.Les luttes intestines entre les habitants de différents quartiers de Ghardaïa et les "baltaguia", est une manoeuvre de diversion visant à fuir les vrais problèmes. Tout ce qui se dit à propos des atteintes aux personnes et aux biens dans la ville de Ghardaïa, des citoyens ont pris des photos et des vidéos attestant parfois avec des noms et des adresses.La protection des personnes et des biens relève de la responsabilité de l?Etat. Les déclarations de hauts responsables de l?Etat, y compris des responsables de la sécurité, prouvent que l?Etat n?a pas été capable d?assurer la sécurité des citoyens.Vous avez envoyé une requête aux Nations unies, ne fallait-il pas mieux régler le problème avec des moyens et des instruments de médiation internes entre Algériens et entre les habitants de cette région 'Nous ne doutons pas de la confiance et de la crédibilité de l?organisation des Nations unies et de ses prises de décisions et résolutions, mais il faut que nous fassions usage de pragmatisme parce que ces questions sont très dangereuses.Il est impérieux, donc, que nous les traitions avec sérieux et détermination. Nous ne mettons pas en cause donc la crédibilité de l?Onu dont l?Algérie est pays membre... Des habitants de Berriane m?ont indiqué que l?Etat n?a pas honoré ses engagements après avoir signé un accord.Avez-vous présenté des propositions concrètes aux autorités pour résoudre cette crise 'Nous avons publié cinq ou six communiqués et chaque communiqué est paru dans les colonnes de la presse nationale en lançant un appel aux autorités.En effet, dans chaque communiqué, nous avons exigé que tous les problèmes doivent être résolus, y compris les troubles de Ghardaïa et les problèmes au niveau du territoire national, en vertu des lois de la République algérienne démocratique et populaire et des principes des institutions algériennes. Les autorités proposent de désigner des citoyens probablement intègres, toutefois, ils n?ont aucune connaissance de la situation sécuritaire.En dépit de cela, ils sont agréés en tant que conseillers et ils présentent, dans la plupart des cas, des conseils et des recommandations qui ne sont pas justes. Les autorités appliquent ces conseils et compliquent de plus en plus la crise.Et cela n?est pas une solution juste et durable alors que la solution équitable se trouve dans les lois républicaines prônant la justice et l?équité, ainsi que le bon sens. Nous sommes persuadés que c?est cela la vraie solution qui prend en considération la législation algérienne qui respecte les droits de l?Homme.Il faut espérer une solution entre frères à Ghardaïa...Le problème n?existe pas dans la différence entre les frères à Ghardaïa, car le problème à Ghardaïa se trouve entre les citoyens et les autorités.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : AMAR AOUIMER
Source : www.lemidi-dz.com