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Incidents de Ghardaïa



Incidents de Ghardaïa
De nombreux commerçants mozabites exerçant dans les wilayas du Centre du pays ont fermé jeudi leurs boutiques en signe de protestation contre les incidents sanglants enregistrés dans la wilaya de Ghardaïa depuis le début du mois de juillet courant, a-t-on constaté.A Blida, la majorité des locaux tenus par des mozabites dans les divers quartiers de la ville n'ont pas ouvert leurs portes aux clients. "Les commerçants du Beni M'zab, dont une majorité activent dans la vente des tissus, parfums et quincaillerie, observent, depuis mercredi, une grève générale en réponse à l'appel du Conseil des notables du Guerrara pour dénoncer les actes de violence dans cette région", a indiqué un gréviste à l'APS.Il a déploré le fait que les incidents aient fait des morts, des blessés, et d'autres actes de vandalisme et de destruction de nombreuses maisons dans cette région.Un autre commerçant a appelé à la "prise de mesures nécessaires pour protéger les vies et les biens des habitants de la région", et à "sanctionner sévèrement toux ceux qui sont à l'origine de la Fitna et de l'anarchie qui s'est emparée de la région, proie au régionalisme entre Ibadhites et Malekites".Il a souligné le rôle des notables, Imams et politiques de la région dans l'extinction de cette Fitna et l'incitation des deux parties à coexister en paix, dans le respect des traditions et des spécificités propres à chacun d'eux.Même constat dans la ville de Bouira, où la quinzaine de commerçants mozabites y travaillant ont décrété une grève "illimitée" en signe de solidarité avec les victimes des violents évènements que connaît la wilaya de Ghardaïa.Installés pour la majorité dans l'ancien centre-ville de Bouira, ces commerçants ont tous baissé rideau et de petites affiches ont été collées sur les portes, dénonçant les violents évènements qui secouent la wilaya de Ghardaïa et qui ont fait plusieurs morts notamment à Guerrara et Berriane."Nous dénonçons avec fermeté ce qui se passe dans notre wilaya, nous voulons que l'Etat agisse avec rigueur pour punir ceux qui veulent semer la haine et la division au sein du peuple algérien", tonne Ali, un commerçant gréviste, signalant que la grève observé se veut un "acte de solidarité avec les victimes des événements de Ghardaia".Dans la ville de Khemis Miliana, 27 km à l'est de Ain Defla, des commerçants ont aussi fermé boutique pour le même motif. Ils sont une vingtaine à baisser rideau depuis jeudi matin, et dont certains ont affirmé à l'APS que ce mouvement de protestation "pourrait encore se prolonger dans le temps".Des affiches de solidarité avec les victimes des incidents de Ghardaïa et d'appel à l'intervention de "toutes les forces vives de la nation pour arrêter ces actes de violence" sont collées sur les portes des locaux, a-t-on constaté.


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