
Les événements de Ghardaïa n'en finissent plus d'alimenter les unes des journaux offrant à chaque jour son lot de violence urbaine. Dans la nuit de vendredi à samedi derniers, les affrontements intercommunautaires ont gagné la daïra de Berriane, à 45 kilomètres du chef-lieu de wilaya. Une violence qui commence insidieusement à se répandre, menaçant même de sortir du cadre circonscrit à deux communautés distinctes et à une région définie. Un conflit qui risque, s'il n'est pas solutionné dans l'immédiat, de conduire à un embrasement généralisé.Le danger n'est pas simplement théorique, comme nous l'avons déjà évoqué, mais bel et bien physique, gangrenant chaque jour qui passe le semblant d'équilibre entre les différentes communautés algériennes. Cette situation qui connaît déjà un retentissement international. En effet, et toutes proportions gardées, Ghardaïa peut être notre Misrata libyen ou le Hama syrien, ouvrant grande la boîte de Pandore. Pour peu que la situation sécuritaire ne dérape et que l'embrasement soit général, le tout relayé par la chaîne propagandiste Al-Jazeera, l'Algérie se retrouverait au centre d'un nouveau front occidental qui lui ferait davantage plier l'échine et consentir à plus de concessions. Le danger est d'autant plus menaçant, présent, que la politique gouvernementale a lamentablement échoué, malgré les discours officiels triomphalistes démentis par le regain de violence qui frappe la région.Ainsi, et depuis le début de la crise, l'Etat qui est plus dans la réaction que dans l'action, n'est pas, de l'avis de tous les observateurs, à la hauteur de l'événement, le gouvernement se contentant d'intervenir par procuration, laissant le soin à des services de sécurité décriés parfois et des notables locaux peu représentatifs de ramener le calme. Des services de l'ordre, à leur tête la police qui est notamment accusée de répression «sélective», qui ne doivent pas intervenir, exclusivement, pour désamorcer la crise et rétablir la sécurité. Pour sa défense, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a parlé de «cas isolés», s'appuyant sur les résultats de la commission d'enquête dépêchée par son patron, le général major Abdelghani Hamel.LA SUSPENSION DE TROIS FONCTIONNAIRES DE POLICE ET LEUR PRESENTATION DEVANT LES JURIDICTIONS COMPETENTES POUR MANQUEMENT DE CERTAINS AGENTS DE LA SURETE DE LA WILAYA DE GHARDAIA A LEURS MISSIONS, TRAHIS PAR UNE VIDEO MISE EN LIGNE, NE SAURAIT A ELLE SEULE ABSOUDRE UN CORPS QUI EST DEJA VU, PAR LES MOZABITES, COMME PARTIE PRENANTE DU CONFLIT. SUFFIRA-T-ELLE POUR AUTANT A DONNER PLUS DE CREDIT A UNE POLICE OBLIGEE DE JOUER UN ROLE QUI N'EST PAS LE SIEN ' EN EFFET, TOUT LE MONDE S'ACCORDE A DIRE QUE LA SOLUTION N'EST PAS SECURITAIRE, AVANT TOUT, ELLE ECHOIT A UN GOUVERNEMENT DONT LES REPRESENTANTS LOCAUX ONT MALHEUREUSEMENT ECHOUE DANS LEUR GESTION DE LA CRISE. LE CONFLIT S'ESTOMPERA PEUT-ETRE PAR LE REMPLACEMENT D'UN WALI OU LE DEPART D'UN CHEF DE DAIRA, RESPONSABLES DE LA SITUATION ACTUELLE. L'ETAT DOIT DONNER DES SIGNAUX FORTS POUR MANIFESTER SA PRESENCE AU RISQUE DE VOIR UN BHL S'INTERESSER DE PRES A NOTRE CAS.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Moncef Wafi
Source : www.lequotidien-oran.com