
Dans ce qu'on pourrait appeler au minimum les incidents répétitifs de Ghardaïa et au maximum des conflits entre deux communautés qui ne doivent pas normalement relever de raisons ethniques, il faudrait d' abord raison garder et s'interdire de verser dans l'improvisation. Les autorités locales et centrales devraient se concerter pour soigneusement trouver les concepts à utiliser et ne pas donner l'image de pouvoirs publics dispersés et ignorants de la réalité. Serait-il rentable de parler de manipulations extérieures et ainsi de se priver de la recherche d'une solution ' De vrais problèmes existent depuis longtemps sans que les pouvoirs publics n'aient pu les " solutionner". Déjà, au début de la décennie 90, il y avait eu l'émergence ou la ré émergence d'un conflit entre les deux communautés. Bien sûr, la solution n'avait pas été trouvée. L'Algérie venait de basculer dans une violence qui l'avait placée sur les radars mondiaux et redoutait qu'elle soit analysée sous l'angle des conflits ethniques pouvant trouver leur prolongement dans d'autres régions.Il y a probablement un problème lié à des possessions territoriales, mais pas fatalement une sorte de démarcation de frontières. Les 30 000 lots individuels de terrain à bâtir constitueront normalement une partie de la solution, même s'il s'agit d'une toute petite partie de la solution. Des répartitions qui sépareront les deux communautés ou qui les réuniront pour vivre en bons voisins. Mozabites, Chaamba. D'abord, il ne faudrait pas re commettre l'erreur de se croire obligé de répéter encore une fois les propos d'un wali en poste dans la wilaya de Ghardaïa à savoir " qu'il n'y a pas de Mozabites ni de Chaamba, il n y a que des Algériens ". Intention louable mais mal placée. La preuve étant que rien n'a été réglé. Et Aucune de ces deux communautés n'a remis en cause le sentiment national, ni affirmé le patriotisme communautaire.Il ne faudrait pas encore une fois que l'administration se précipite avec les mêmes arguments et les mêmes personnes pour y rencontrer les mêmes personnes qui présenteront les mêmes arguments et refaire le même constat. Il faut bien tirer la conclusion qu'il faudrait innover et sortir des argumentations déjà utilisées et qui n'avaient rien solutionné.La classe politique quant à elle est très mal placée pour tenter la médiation. Lors des élections, c'est elle-même qui pousse au communautarisme, en s'adressant aux notables, en négociant avec eux, pour " acheter " le choix collectif. D'ailleurs, elle est restée bien prudente car aucune des deux communautés ne l'a sollicitée. Quant aux forces de sécurité, la solution n'est pas entre leurs mains. Il ne s'agit pas de rétablissement de l'ordre public. Pourquoi cette tendance à toujours annoncer qu'il s'agirait d'une manipulation dans la mesure où ceux qui interprètent les différents évènements s'empressent de fournir des lectures sans prendre assez de recul pour ne pas faire des erreurs et pour ne pas risquer d'induire des actions et des décisions erronées 'Normalement, les regards devraient se tourner vers les sociologues d'abord qui devraient nous expliquer pourquoi tel évènement social se produit et de cette façon.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N B
Source : www.lemaghrebdz.com