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Ghardaïa ne brûlera pas



Ghardaïa ne brûlera pas
Agir ! Et très vite, pour éviter le pourrissement et l'enlisement de la situation que vit Ghardaïa depuis décembre. L'escalade de la violence a dépassé toutes les limites des différends suite à la mort de trois personnes, sans compter les dizaines de blessés dont huit dans un état grave depuis mercredi. C'est dire l'urgence d'une intervention salutaire de l'Etat. Le déplacement du Premier ministre par intérim, Yousfi, accompagné du ministre de l'Intérieur et du commandant de la gendarmerie, témoigne de la gravité des évènements qui secouent Ghardaïa, surtout durant ces quatre derniers jours après pourtant une accalmie et des promesses d'arrangement entre les belligérants. Un calme, certes relatif, mais qui augurait pour beaucoup d'une réelle avancée dans le traitement de cette affaire communautaire. D'ailleurs, le dispositif de sécurité renforcé durant les mois de janvier et février avait été allégé à près de 40% avant que la mèche ne se rallume subitement, causant un affrontement des plus violents engendrant mort et dégâts collatéraux. Le décor est franchement effrayant si l'on se fie aux images diffusées par nombre de télévisions émettant dans le pays. Spectacle de désolation dans ce « défilé » de fuite dans la panique par camions, camionnettes, fourgons transportant des effets de mobilier et autres appareils électroménagers à travers les rues des quartiers à Bounoura, Melika, Hadj Messaoud, Marmad... On parle de chaos déclenché par le retour de 200 familles mozabites pour rejoindre leur quartier initial, pas au goût de l'autre communauté. Un différend qui a vite tourné à l'affrontement entre les bandes rivales. L'exaspération est à son comble. Depuis décembre 2013, les causes du conflit sont presque connues et cernées par les pouvoirs publics mais aussi par les responsables locaux dont les comités des sages. Et si une accalmie a été réussie et imposée en janvier, pourquoi ne pas la rééditer aujourd'hui quitte à employer tous les moyens que confèrent les lois de la République et l'influence des sages de la région. Revenir à la table des négociations et de la médiation constitue un acte de courage pour sauver Ghardaïa, sauver l'Algérie dans cette conjoncture d'avant-l'élection. Force est à la loi. La présence du Premier ministre par intérim, Yousfi, à Ghardaïa depuis samedi et sa réunion, dimanche, avec tous les concernés par ce problème devraient apaiser les esprits. Une décision s'impose, ne pas laisser Ghardaïa brûler.


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