Ghardaia - Revue de Presse

Ghardaïa: La ville en chantier



Les nombreux Ghardaouis, qui n'ont pas eu comme toujours d'ailleurs la chance de profiter de quelques vacances pour partir au bord de mer, ne seront pas près d'oublier l'automne et l'hiver de cette année pour tous les désagréments qu'ils ont subis.

Ghardaïa a été transformée durant des mois déjà en un gigantesque chantier qui ne semble pas voir la fin. Dès l'annonce de Ghardaïa «ville sinistrée» et le déblocage d'une subvention très conséquente par l'autorité suprême du pays, les autorités locales et les citoyens sinistrés se sont empressés de retaper tout ce qui a été endommagé ou dévasté par l'énorme crue du 1er octobre dernier.

Des chantiers à ciel ouvert sont ouverts dans tous les quartiers de la ville. On démolit les ruines, on creuse, on nettoie, on refait... Routes, ruelles, trottoirs, jardins, maisons bénéficient alors d'un assainissement ambitieux au vu des engins qu'on a fait venir à l'occasion pour faire du tape-à-l'Å“il.

Les pauvres citoyens sinistrés qui n'avaient jamais connu d'aussi salutaires initiatives de bénévolat pour voir leurs maisons et leur ville raccommodées, ont fini par moments par se lasser de ces travaux qui n'en finissent pas.

Entamées depuis le début de l'année, les opérations de rétablissement de la capitale du M'zab qui devaient en principe se terminer avec l'ouverture de la période estivale sont toujours en cours avec la remarque que l'enthousiasme du début a nettement perdu de son ardeur. Il semblerait même qu'au niveau de certains quartiers, faute d'argent, on a préféré se débiner laissant les choses à moitié.

Un bon nombre de citoyens du quartier Baba-Saad, le plus affecté par la crue, n'ont pas manqué de signaler au passage que leurs maisons n'ont pas eu à ce jour le moindre sort d'un quelconque rétablissement, vu qu'ils n'ont pas pu toucher leurs parts du soutien de l'Etat, étant donné que leurs édifices ont été classés en catégorie «Orange 3 et 4».

Il est vrai qu'un petit tour dans les cités des quartiers populaires de Baba-Saad ou de la palmeraie, confirme le constat que les maisons détruites par la crue demeurent toujours en leur état de dévastation. Quant aux chaussées, c'est une autre histoire. Contrairement aux rues et ruelles du quartier «Téniet El-Mékhzène», le tapis de goudron de certaines ruelles au niveau de Baba-Saad ou de Belghanem commence visiblement à manifester des signes de retard considérable dans la réalisation, témoignage criant d'un laisser-aller caractérisé. Pire, après leur réfection, des réseaux d'assainissement, dans ces mêmes ruelles, ont même été éventrés pour des travaux on ne sait encore pourquoi et de quelle nature.

En bref, les travaux perdurent et le début de l'été approche. Les monticules de terres amassées çà et là gênent énormément les citoyens dans certaines artères à travers la ville. Ce qui proclame là aussi un travail bâclé et retardataire ! Le paysage est pénible à voir. En attendant que les autorités locales tarabustent ces entrepreneurs traînards, la population de la capitale du M'zab, jeunes ou moins jeunes, lycéens ou universitaires, ne croit plus aux vacances de cette année, mais espère plutôt et avec impatience de voir Ghardaïa reprendre ses plus belles parures.


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)