Parce qu'ils concernent directement le
citoyen et sa sécurité, les problèmes de l'assainissement et de l'environnement
nécessitent le développement et l'application des méthodes de prévention et de
protection comme ils exigent l'implication directe des pouvoirs publics. C'est
dans ce cadre que s'inscrit la visite de M. Abdelmalek Sellal, ministre des
Ressources en eaux à la wilaya de Ghardaïa.
L'intervention du représentant du gouvernement a été axée
essentiellement sur la conciliation des exigences du développement des moyens
de protection contre toute forme d'inondation connue par le passé et celle de
l'environnement. Ainsi, tous les programmes lancés jusque-là, ceux consacrés à
l'assainissement et aux moyens de protection contre les crues, restent
inéluctablement les plus importants, de par les enveloppes budgétaires qui leur
ont été allouées d'une part et le caractère des projets initiés de l'autre. En
effet, ces derniers qui se veulent un prolongement des fonds de développement
du Sud, font ressortir d'ores et déjà des résultats encourageants qui sont,
selon les experts, la conséquence de nouvelles méthodes de gestion, à savoir la
transparence et l'implication du citoyen dans tous les projets entamés. C'est
ainsi que la visite du ministre des Ressources en eaux a été programmée en fin
de semaine dernière à travers quelques communes de relever les insuffisances et
les lacunes qui freinent la concrétisation de certaines réalisations. Il faut
dire que la visite en question s'est articulée autour des sept principaux
projets en cours du démarrage, achevés ou en voie de l'être. Ces derniers
concernent tout particulièrement: trois digues de retenue des eaux, à Oued
Labiod, Oued Laadira et Oued El-Haimer (en amont de la commune de Daïa), pour
un coût global estimé à 31,44 milliards de centimes.
Ces
digues auront pour effet, la protection de la vallée du M'Zab contre les
inondations ainsi que pour la recharge de la nappe phréatique. Trois stations
d'épuration des eaux usées à Guerrara, Berriane et El-Atteuf, pour un coût
global estimé à plus de 105 milliards de centimes. La réalisation d'un tracé
ovoïdal pour les eaux usées de 1592 m/linéaires, reliant Ahbas Djédid à Pont
Addaoud, pour un coût estimé à 152,9 milliards de centimes. Outre ces projets,
les responsables locaux ont été amenés à axer aussi leurs efforts sur une
exploitation judicieuse et rationnelle visant à alimenter la population de la
wilaya en eau potable (dont le taux de raccordement aurait atteint 98% de la
population), et développer le secteur agricole.
La
wilaya de Ghardaïa, dispose de 346 forages, d'un débit variant entre 40 et 120
litres/seconde et pour une capacité totale de 587.000 m3/jour, soit 1,6
m3/jour/citoyen. Dont 242 forages sont affectés pour l'irrigation, 95 pour
l'AEP et 09 pour l'industrie. Cependant, en dépit de toutes les contraintes que
connaît la réalisation sur le terrain de certains projets, compte tenu des
inondations d'octobre 2008, qui auraient perturbés tous les programmes, ces
derniers interviennent à point nommé pour soulager toute une population qui
tient à l'amélioration de ses conditions de vie.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Aïssa Hadj Daoud
Source : www.lequotidien-oran.com