
Les trois hommes politiques qui se sont rendus dans cette wilaya, dans le cadre de la campagne électorale de la présidentielle 2014 ont dû constater combien la situation demeure inquiétante en raison de la suspicion générale qui domine les rues, les artères, les quartiers, les marchés, les cafés...Sans évoquer, bien entendu, le dispositif de sécurité encore renforcé afin de parer à d'éventuels affrontements. Ce climat peu favorable à l'exercice politique, particulièrement en période électorale, a ainsi poussé les auteurs de trois sorties politiques enregistrées jusqu'à présent à Ghardaïa à avancer à «petits pas». Et surtout à produire des discours évoquant le contexte de crise, sans pour autant s'aventurer dans les raisons objectives ayant généré ce malaise au risque d'alimenter les incompréhensions et d'aggraver les malentendus. Premier à se rendre à Ghardaïa, mardi dernier, Moussa Touati, candidat du Front national algérien (FNA), a dû se contenter d'une sortie de proximité en allant à la rencontre de quelques poignées de personnes.Dans ses conversations avec les gens qui l'ont approché, le candidat à la magistrature suprême n'est pas allé au delà d'un appel au calme et à la sagesse. Le chef du FNA a défendu, à l'occasion, la «nécessité de maintenir et de consolider le dialogue et la cohésion sociale entre les habitants de cette région». Et devant des jeunes criant «vengeance», le candidat à la présidentielle du 17 avril prochain s'est vu obligé de suggérer aux mécontents «concorde et tolérance». Avant de se rendre compte que l'ambiance qui domine à Ghardaïa ne permet pas plus qu'une courte et expéditive prise de contact avec les populations locales.Ali Benflis, deuxième compétiteur à se rendre à Ghardaïa, a été amené à changer son plan de sortie en annulant le meeting initialement prévu dans le chef-lieu de wilaya. Afin d'éviter une lecture à connotation communautariste dans le cas d'une visite d'un seul lieu, le staff de l'ancien Chef du gouvernement a jugé plus «équitable» de programmer deux rassemblements, pour chacune des deux communautés, l'un à Métlili et l'autre à Bounourra. A l'adresse des gens de Ghardaïa, le candidat a pris l'engagement de résoudre la crise. «Je m'engage devant vous, si par la grâce de Dieu je suis élu, de revenir chez vous et ne quitter Ghardaïa qu'après avoir trouvé les solutions et les réponses à la crise qui n'est ni ethnique ni communautaire», a-t-il lancé à ses deux auditoires.Abdelaziz Belkhadem, en campagne électorale, avant-hier dimanche, au profit de la candidature d'Abdelaziz Bouteflika, a dû faire face à la colère de quelques habitants de Ghardaïa, qui lui ont exprimé leur mécontentement. Manifestement, le climat délétère qui prévaut dans cette wilaya oblige les candidats à faire preuve de prudence, le climat en vigueur n'est que précaire. A. Y.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amirouche Yazid
Source : www.latribune-online.com