Ghardaia - Revue de Presse

Ghardaïa: Grève des taxis



Depuis lundi dernier, la totalité des chauffeurs de taxi à travers la ville de Ghardaïa sont en grève pour une durée semble-t-il illimitée suite à un conflit qui les oppose à la direction de transport de la wilaya.

En effet, ces derniers ont dû monter au créneau pour exprimer leur indignation devant les dernières mesures imposées par cette direction qu'ils considèrent d'ailleurs comme arbitraires. L'objet du premier litige est l'obligation imposée aux chauffeurs de taxi de placer sur le toit de leur véhicule, l'enseigne lumineuse, les distinguant des autres.

 Ce que rejettent catégoriquement ces grévistes, car selon eux, cela les privera d'exercer leur fonction en inter wilaya. Ces chauffeurs de taxi s'insurgent donc contre pareille décision et se disent confronter en ce moment, à des contrôles incessants des services de police.

 Quant au second litige, c'est l'incapacité de la direction de transport d'éradiquer la prolifération effarante des chauffeurs de taxi en fraude. C'est vrai car à Ghardaïa, il n'est plus besoin de rappeler que le problème de la circulation, en général, et celui du transport en commun en particulier, est inextricable dans l'enceinte de la ville, puisque cette réalité est partout illustrée par l'exiguïté des routes au tracé inchangé depuis l'indépendance alors que la démographie, accompagnée de son lot de véhicules (particuliers, taxis et bus) ne cesse d'augmenter.

 Il semble que la profession de transporteur soit menacée, non seulement par les agissements inconséquents de certains vrais chauffeurs de taxi, mais aussi par la prolifération de faux chauffeurs de taxi. En effet, l'irrespect des règles les plus élémentaires d'hygiène, de conduite et de stationnement, nous a-t-on affirmé» par de nombreux usagers, détériore au plus haut point ce métier de service public et porte préjudice au bien-être des citoyens d'une manière générale. Certains chauffeurs de taxi tentent d'expliquer cela par l'exiguïté des stations et l'étouffement de la ville. Oui, cela ne peut que justifier l'anarchie qui règne à travers la ville. Mais, qu'en est-il du manque d'hygiène, de l'irrespect des règles de sécurité et des conduites inconvenantes, etc.?

 Quant au service de contrôle, il semble largement dépassé par les événements. Effectivement, que peuvent faire quelques brigades quand le nombre de chauffeurs de taxi à l'échelle de la commune de Ghardaïa (y compris les clandestins, de plus d'une centaine) dépasse les 1.000 ? A ce titre, ne peut-on pas renforcer ces structures de contrôle?


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