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Ghardaïa face à la délinquance



Ghardaïa face à la délinquance
Les troubles qui ont secoué Ghardaïa sont inacceptables. Certains les présentent comme des troubles ethniques. D'autres comme des troubles interreligieux. Des raccourcis infondés et condamnables chargés de donner un contenu politique à des actes de voyous. La vie dans cette région n'a nullement changé depuis des lustres pour justifier un quelconque conflit communautaire. Cette wilaya située à 500 km de la capitale est peuplée d'Algériens. Qu'ils soient Ibadites, Chaâmbi ou autres résidents venus du Nord, cela ne change rien à leur condition de citoyens algériens. Avec les mêmes droits et les mêmes devoirs. Personne n'a le droit de remettre en cause cette vérité historique depuis le Xe siècle. En atteste la vie en bonne entente et partagée, depuis cette date, des habitants de cette région portant le nom de M'zab et qui fait de toute la population des Béni M'zab (enfants du M'zab). C'est cet esprit qui a toujours prévalu et qu'a voulu mettre en exergue le président Abdelaziz Bouteflika lors du Conseil des ministres de mardi dernier, lorsqu'il a insisté sur «la nécessité de faire prévaloir les valeurs de tolérance, de concorde et de dialogue que prône notre religion ainsi que les vertus séculaires de solidarité et d'unité qui constituent le fondement de notre société». Car la question élémentaire qui se pose est de savoir ce qui a pu subitement changer dans la vie apaisée des citoyens de la région pour justifier les derniers actes de violence' Rien! C'est une vie «linéaire» consacrée au développement et au progrès qui a toujours prévalu ici comme dans toutes les régions du pays. Qui revendique quoi' Que les Ibadites ne supportent plus les Chaâmbis' Ou que les Chaâmbis ne supportent plus les Ibadites' Subitement' Un zoom sur les fauteurs de troubles donnent une idée sur la manoeuvre. Des petits groupes d'individus masqués et très mobiles qui s'en prennent aux biens de la population. Aucune manifestation de foule aux revendications claires et justifiées. Le fait même de leur petit nombre et des masques pour ne pas être identifiés sont la preuve des véritables objectifs de ces actes. Tenter de créer le désordre. Sans plus. S'ils ont jeté leur dévolu sur cette région, c'est que, croient-ils eux et leurs commanditaires, la diversité culturelle et cultuelle permettraient d'atteindre certains objectifs. D'en faire un foyer de départ de troubles qui seraient susceptibles de s'étaler par la suite à l'ensemble du territoire national et pousser l'Algérie dans le «printemps arabe», ce grand souhait de nos ennemis. C'est cela la vérité dite crûment. Ces prédateurs oublient juste que l'Algérie, contrairement à tous les autres peuples, a déjà donné 200 000 morts. Qu'elle a déjà connu son «printemps» en avance de deux décennies sur les autres. Plus important encore, ces prédateurs oublient que l'Algérie est l'un des rares pays au monde à avoir arraché son indépendance après une longue guerre de Libération. Un sacrifice consenti par tous ses enfants. Et c'est à un enfant du M'zab, le moudjahid Moufdi Zakaria, que nous devons notre hymne national Kassaman. Le colonialisme avait, à l'époque, déjà essayé de jouer la carte de la division. Il s'est vite rendu compte qu'il faisait fausse route. Sur le plan du développement, la région est réputée pour son dynamisme économique et pour la diversité et la performance de son industrie et de son commerce. Le problème que vit la population de Ghardaïa est un problème de délinquance. Avec cette particularité d'être instrumentalisé par des officines connues. Les Algériens ne sont pas dupes. Ils savent qu'ils sont face à des actes de délinquance. Sans aucun fondement politique! D'où l'instruction donnée au gouvernement par le président de la République de «poursuivre la démarche en cours... pour ramener la sérénité et la quiétude». Sans plus!


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