Ghardaia - A la une

Ghardaïa



Ghardaïa
C'est le noir total pour une quarantaine de candidats et candidates au baccalauréat de la commune de Ghardaïa, qui maintiennent leur mouvement de protestation alternativement devant la porte de la direction de l'éducation de la wilaya de Ghardaïa, et surtout devant les grilles du siège de la wilaya pour faire aboutir leur revendication de changement de lieu de passage des épreuves de cet examen crucial.Les candidats maintiennent la pression à l'approche de la date des épreuves du baccalauréat. Ces derniers ont observé, jeudi matin, accompagnés de leurs parents et de leurs proches, un sit-in devant les grilles de la wilaya, menaçant de boycotter les épreuves et même de se mettre en grève de la faim si les responsables restent sourds à leurs préoccupations, au demeurant bien légitimes. Déployant des banderoles sur lesquelles il est notamment écrit «Nous voulons passer notre Bac dans des lieux sûrs», ou encore «Ecoutez-nous, nous ne demandons pas l'impossible», des candidats massés sur le trottoir jouxtant la wilaya et le siège de la cour de justice de Ghardaïa ont scandé pendant plus d'une demi-heure des slogans tels que : «Aidez-nous, aidez-nous, nous sommes des jeunes Algériens» et «Ne gâchez pas notre avenir», avant que des éléments de la police ne les éloignent et qu'ils ne se dispersent dans le calme.«Que faut-il faire pour que les responsables daignent enfin nous écouter '», lance, inquiet, un jeune, ajoutant : «Jusqu'ici, nous avons toujours été pacifiques et responsables dans nos revendications, nous ne demandons pas la lune, mais juste un changement de lieu de passage de nos épreuves du Bac. Mais s'ils veulent que nous durcissions notre position, nous irons jusque-là. D'ailleurs, l'idée d'une grève de la faim devant les grilles de la wilaya fait son chemin et il n'est pas impossible qu'elle commence à partir de dimanche. Notre avenir est en jeu et nous sommes prêts à nous battre pour cela.»A titre de rappel, une quarantaine de jeunes Malékites des deux sexes convoqués à passer leurs épreuves du Bac dans deux établissements situés en plein quartiers Mozabites, appréhendant d'éventuelles provocations ou agressions qui les ferait échouer, ont demandé aux autorités locales de prendre en charge leurs craintes et de faire en sorte de les réinscrire dans d'autres centres d'examens plus sécurisés ; en d'autres termes, dans des quartiers malékites. Les responsables n'ont, à ce jour, pas accédé à leur demande se contentant de les balader d'une administration à une autre sans résultat probant. Même les élus, tel ce sénateur vers lequel leurs espoirs étaient placés n'ont rien fait pour les aider.«Il est tout le temps scotché à ses téléphones portables, sans résultat. de toutes façons, je savais à l'avance que ces gens-là ne sont pas là pour aider les enfants du peuple, mais uniquement leur propre progéniture et celle de leurs amis et des pontes de la région», fulmine l'un des jeunes candidats. Un parent d'élève qui accompagnait sa fille nous aborde, l'air énervé : «Que faut-il faire pour faire entendre raison à ces gens-là. Est-ce qu'ils ont conscience qu'ils sont en train d'hypothéquer l'avenir de nos enfants ' En ce qui me concerne, je ne leur pardonnerai jamais ce qu'ils font subir à ma fille et à tous ces gamins qui sont en train de jouer à la roulette russe avec ces responsables irresponsables. Mais nous ne baisserons pas les bras. Nous reviendrons dimanche ici et crierons encore notre colère contre ces responsables qui ne veulent pas écouter la voix de ces innocents.»


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)