Une odeur pestilentielle vous saisit dès que vous vous approchez du service de médecine légale de l'hôpital Dr Brahim Tirichine de Sidi Abbaz, dans la commune de Bounoura à Ghardaïa.En cause, deux dépouilles, l'une d'un Targui algérien et l'autre d'un citoyen nigérian, décédés depuis des mois et dont les corps n'ont jamais été réclamés par personne. Pour ce qui est du Targui algérien, assassiné avec une arme blanche il y a plus de trois mois, toutes les démarches engagées par les autorités pour retrouver sa famille et l'inviter à venir récupérer sa dépouille pour son enterrement dans son lieu natalsont restées vaines.Pour ce qui est du Nigérian, les services consulaires de l'ambassade du Nigeria en Algérie, contactés et invités à procéder aux formalités d'usage pour le rapatriement de la dépouille de leur compatriote font, selon des médecins qui ont demandé l'anonymat, la sourde oreille, arguant, semble-t-il, du fait que rien ne prouve que le défunt soit originaire de leur pays. Cette situation qui empoisonne les conditions de travail du personnel de la morgue de Ghardaïa doit trouver une solution, quitte à les enterrer quelque part dans un carré dédié aux inconnus.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K Nazim
Source : www.elwatan.com