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Ce sont des centaines de licenciés du système classique qui sont exclus des concours de recrutement des enseignants qui se sont plaints à la direction de l'éducation de la wilaya de Ghardaïa.En effet, le barème utilisé par cette instance lors de la sélection des enseignants, notamment ceux destinés à enseigner dans le palier secondaire, devrait être rectifié, jugent de nombreux candidats ayant vainement tenté leurs chances durant les derniers concours passés au mois de juillet dernier. La raison est simple : ces derniers n'arrivent pas digérer le fait que de nouveaux diplômés dont la majorité ont obtenu leurs diplômes à la fin de l'année universitaire écoulée, qui, de surcroît n'ont aucune expérience professionnelle, ont décroché ce sésame, et ce, aux dépens des anciens combattants de l'éducation dont certains, faut-il-le mentionner, ont exercé depuis plus de sept années sans jamais accéder à la liste des lauréats de ces concours.C'est le cas de Djebrit Nadir, né en 1975, licencié en anglais depuis 1998, soit depuis 15 années, n'a pas réussi à quitter la précarité alors qu'il compte plusieurs années de service dans l'éducation au moment où des candidats ayant passé avec lui le concours dans l'enseignement secondaire et dont l'âge n'excède pas les 23 ans (nés tous en 1990), ayant eu leur diplôme en 2013, avec zéro point en expérience professionnelle, ont été parmi les heureux gagnants de ce sésame qui leur a permis de se classer parmi les enseignants permanents du secondaire.Ben Tayeb Ahmed, lui aussi est victime de ce système de sélection injuste. Il est né en 1981 à Guerrara, ayant son diplôme dans la même matière (anglais) en 2006, soit 7 années d'ancienneté, se dit étonné de ne pas voir son nom parmi les lauréats dont les premières places ont été détenues par les masters. «Certes, le master d'un point de vue pédagogique a plus de valeur qu'une licence, mais à mon avis ce n'est pas suffisant voire injuste? car cela ne veut pas dire que les masters sont mieux formés alors qu'une année seulement sépare les deux niveaux», fulmine Ben Tayeb avant de renchérir dans le même sens : «Les responsables doivent donner la priorité aux gens qui ont suffisamment d'expérience dans ce métier, notamment aux plus âgés pour enfin fonder des foyers.»


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