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Escalade de la violence à Ghardaïa



Escalade de la violence à Ghardaïa
"Il y a, d'un côté, une administration absente et, de l'autre, des citoyens mécontents de leur sort et de leur situation. À Ghardaïa ou ailleurs, il ne s'agit nullement de problème ethnique ou communautaire, mais tout simplement de préoccupations et de considérations sociales strictement locales face auxquelles l'administration n'est pas à la hauteur requise", estime l'ancien Premier ministre en référence à la violence qui agite actuellement la ville de Ghardaïa dont il est lui-même originaire. "Les jeunes ne se reconnaissent pas dans l'ordre des notables.Ces derniers peuvent toujours appeler à la sagesse mais, cependant, qui daignera les écouter du moment qu'il faille répondre à des revendications, légitimes ou pas. C'est-là une faiblesse qui permet aux opportunistes d'accaparer davantage de vigueur", ajoutera encore Ahmed Benbitour, en tournée à l'ouest du pays dans le cadre des préparatifs de sa campagne pour l'élection présidentielle au printemps prochain. De passage à Bouguirat, où il fut l'hôte de marque du comité de Mostaganem de soutien à sa candidature à l'élection présidentielle, Ahmed Benbitour a animé, en fin de matinée d'hier, une conférence de presse au cours de laquelle il s'est exprimé sur nombre de sujets de l'actualité nationale. À propos de son déplacement, il précisera, tout d'abord, que cela s'inscrit dans le cadre des préparatifs de sa campagne aux prochaines échéances nationales. Ainsi, pour son quatrième samedi consécutif, il aura à animer, aujourd'hui 28 décembre, à Oran, une rencontre régionale des partisans de sa candidature destinée à l'évaluation des préparatifs sur le terrain, à travers les wilayas de l'Ouest et du Sud-Ouest. À propos de ses prétentions politiques, il dira que sa volonté a pour objectif d'ériger de nouvelles forces politiques à même de faire sortir le pays de l'état de déliquescence dans lequel il se trouve. "Je suis arrivé à la conclusion que sans changement de tout le système de gouvernance, et pas seulement des personnes, le pays ne peut pas aller de l'avant. Je n'ai aucun problème avec les personnes, que ce soit au sein ou en dehors du système. Construire le pays, c'est d'abord mettre en place des institutions solides, en commençant par 4 tâches d'une extrême urgence : la refondation de l'Etat, la refondation du système éducatif, la reconstruction de l'économie et la maîtrise de la technologie numérique conjuguée à la mobilisation des compétences nationales", a-t-il résumé son plan de bataille, avant de poursuivre : "Au second volet, il s'agira de la reconstruction de la citoyenneté, car les institutions de haut niveau de fiabilité requièrent une citoyenneté de valeur." À la question de savoir s'il envisageait une alliance dans la course à la présidentielle, il confirmera que "c'est là, l'objectif pour lequel nous 'uvrons ! Nous étions onze partis, nous en sommes à une trentaine de formations politiques en sus des nombreuses personnalités nationales . Il affirme "œuvrer pour une alliance et non une intégration ni une union avec une force quelconque. L'alliance, c'est déterminer un objectif commun donné avec la réunion de tous les moyens nécessaires pour y parvenir, collectés auprès de chacun des alliés. Cet objectif reste le changement radical du système de gouvernance. Nous y tenons et c'est la première fois dans l'histoire du pays qu'on arrive à réunir des partis de différents horizons sur ce but , a expliqué le candidat à la présidentielle.M. O. T.NomAdresse email


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