De notre envoyé spécial : R. Hammoudi
Les acteurs du développement se sont retrouvés à la salle des conférences de la wilaya. Le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia et le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaissa ont, durant un peu plus de trois heures, écouté les doléances et les griefs des agriculteurs, des animateurs d'associations, d' investisseurs et d'élus qui ont aligné tous les manques dont souffrent les habitants, particulièrement les jeunes dans cette région frontalière qui a connu récemment une attaque terroriste sur un site des plus stratégiques, en l'occurrence la base vie de Tinguentourine. Cette troisième rencontre a permis de prendre note des attentes diverses de ses habitants. « Un volume d'investissement de 122 milliards de DA a été alloué, au titre des différents programmes de développement entre 1999 et 2012, aux wilayas du sud », a répondu M. Ould Kablia. Dans un point de presse animé avec M. Benaissa, il expliquera la démarche du gouvernement. « L'objectif est de vérifier si les mesures en faveur du sud correspondent aux besoins exprimés ». « La meilleure manière de corriger les approches du développement c'est d'engager un dialogue fructueux, sincère et ouvert avec les populations », ajoutera-t-il. « Contrairement à ce que pensent les détracteurs qui soutiennent que le sud est délaissé », les indicateurs de développement humain dans certaines wilayas de la région s'avèrent meilleurs par rapport à ceux du nord », tient à rappeler le ministre. Pour lutter contre la « sous-administration », des mesures ont été prises pour ouvrir de nouveaux postes budgétaires pour un personnel issu de la région, a indiqué M. Ould Kablia. « Il n'y a pas mieux que de monter des projets avec les populations », a surenchéri M. Benaissa pour qui, le sud, « est très important, car il recèle d'énormes potentialités agricoles et hydriques ». Il a annoncé des mesures quant aux préoccupations liées à l'accès à la propriété foncière, aux remboursements des crédits revenus en boucle comme à Adrar et Ghardaia. Une instruction interministérielle (agriculture, intérieur et finances) portant sur le foncier agricole dans les wilayas sahariennes a été signée, mercredi. « Nous allons, à travers elle, sécuriser les exploitants et gagner de nouvelles terres arables pour augmenter la production dans toutes les filières, afin de renforcer la sécurité alimentaire », a expliqué le ministre. Il a été décidé aussi d'augmenter les quantités d'orge attribuées aux 10 wilayas du sud à 50.000 quintaux et même plus par an contre 25.000 quintaux en 2012. Concernant la demande d'élargir la durée de remboursement des crédits d'investissement (Rfig et Ettahadi) à taux d'intérêt zéro, le ministère de l'Agriculture s'est entendu avec la BADR pour étendre cette durée à 5 ans au lieu de 3, actuellement. Des instructions ont été données à l'entreprise EAGR d'activer la réalisation de 15 abreuvoirs et la réhabilitation de 20 autres et l'équipement de 5 puits destinés aux éleveurs de chameaux. Face aux nombreuses demandes qui tournaient, lors des interventions, autour de la nécessité de forer plus de puits, de créer des emplois permanents pour les jeunes de la région, de réduire les prix des billets d'avion ou l'urgence de mesures pour lutter contre l'invasion des criquets, les membres du gouvernement ont apporté des éclaircissements. Ainsi, de nombreux projets et plus de 2030 emplois ont été accordés aux wilayas du sud, au cours des dernières années, a affirmé M. Ould Kablia. « Le gouvernement veille au développement social et économique et le bien-être des populations de ces régions, notamment en ce qui concerne la santé, l'habitat, l'éducation et l'emploi », a-t-il souligné. Concernant le volet sécuritaire, il a affirmé que « l'Etat algérien ne ménagera aucun effort pour protéger ses frontières ». 253 postes budgétaires, dans le corps de la Sûreté nationale, ont été accordés aux wilayas du sud. L'octroi de facilitations pour les entreprises de réalisation à travailler dans cette région éloignée, l'habitat rural, la réalisation de puits pastoraux, le renforcement de l'approvisionnement en aliments de bétail ainsi que l'encouragement de l'investissement, et l'exonération fiscale pour les commerçants et artisans complètent cette stratégie. « Le problème est que l'emploi est trop dépendant dans cette région des sociétés d'hydrocarbures qui ne peuvent satisfaire toutes les demandes. Il faut créer d'autres sources de revenus et de richesses », dira M Ould Kablia.
L'Etat va indemniser les commerçants du marché incendié
La délégation ministérielle, accompagnée des autorités et notables s'est rendue, à l'issue de la rencontre sur le site de réalisation d'un marché couvert, à la cité Rimmel ainsi que sur le site du marché d'effets vestimentaires. Un incendie avait détruit, lundi, celui-ci. « L'Etat va indemniser les commerçants dont les locaux avaient été endommagés », a affirmé sur place le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H R
Source : www.horizons-dz.com