
Aucun de nos lecteurs ne saurait être surpris du calme qui commence à se faire jour dans la wilaya de Ghardaïa : toutes les informations, toutes les analyses que Le Maghreb de l'Economie avaient publiées ces derniers mois quant à une intervention forte de l'action publique sans complaisance, sans hésitation aucune et au nom de la loi, seules voies qui laisseraient aujourd'hui prévoir une issue normale à cette crise entre Ibadite et Malékite, semblent être une réalité prise en considération par les autorités algériennes.En particulier, nous n'avons cessé d'affirmer qu'on devait s'attendre à tout de la part de groupes organisés, bien spécialisés dans la manipulation des foules et qui agissaient à l' " air libre ", dès lors que ces derniers avaient choisi de s'aligner sur les conceptions fondamentales de la fitna, fait tienne la violence, le crime et la connexion avec des parties étrangères pour instaurer la terreur dans toute la région. Or le calme qui se dessine chaque jour à Ghardaïa après la prise en main de la situation par l'ANP signifie et suppose que soit perpétuelle la suprématie de la loi, rendu possible aux habitants et garantissant la poursuite du démantèlement des bandes de malfaiteurs qui ont depuis plus de trois années perforé l'ensemble du tissu social de la vallée du M'zab.Quitte à nous répéter une fois de plus, c'est bien une démarche complémentaire entre différents départements et services qui a été à la base de ce " réveil " peut-on dire. C'est bien cette option, cette vision qui ont orienté toute l'action menée en un laps de temps par le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, le Directeur général de la Sûreté nationale, le général major, Abdelghani Hamel, les hauts officiers supérieurs de la Gendarmerie nationale et des autres corps de sécurité, aboutissant à des mesures à hauteur de l'ampleur de cette crise, prises la semaine écoulée par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika.A travers ce travail mixte et complémentaire, les rédacteurs de cet audit de situation semblent avoir compté sur deux atouts majeurs : d'une part, faire éclater, pour mieux les éliminer les contradictions, les divergences et les préjugés en particulier religieux, sociaux et politiques qui minent les deux communautés. Il fallait ensuite administrer la preuve à la population que ses adversaires, les fauteurs de troubles seront incapables de continuer leur sale mission au compte de parties occultes de l'intérieur et de l'extérieur du pays. Il fallait enfin conditionner les habitants à accepter la concrétisation de la paix et la sécurité, la relance du développement local et la reprise complète du service public dont ils ont besoin pour vivre ensemble en toute quiétude.C'est sur cette toile de fond que se déploient les services de sécurité, les autorités locales et la société civile à Ghardaïa sous la responsabilité du Commandant de la 4ème Région militaire pour mettre à exécution les mesures décidées par le président Bouteflika dans le cadre de l'instauration d'une accalmie profonde dans la région. Savamment réparti, le travail de proximité sur le terrain donne déjà des résultats probants avec l'arrestation d'un très grand nombre d'individus qui au moment fort des tensions et des affrontements étaient les meneurs et les instigateurs. Un coup de poing qui était fort prévisible avec la mesure prise par le président Bouteflika et donnant instruction au Premier ministre à veiller avec le ministre de la Justice, Garde des sceaux afin que " Le Parquet prenne en charge, avec diligence, toutes les violations de la loi à travers la wilaya de Ghardaïa et notamment l'atteinte à la sécurité des personnes et des biens ". Ce finish spectaculaire n'avait d'autre but que de traquer les éléments radicaux de ce conflit et à faire taire une fois encore, les " perroquets " de l'opposition et certaines forces étrangères qui continuent de chloroformer l'opinion, de lui faire avaler la pilule empoisonnée de l'incapacité de l'Etat à venir à bout de cette crise. Il y a peu, les mêmes perroquets juraient sous le sceau de la taupe devant les ambassadeurs occidentaux accrédités à Alger que la crise qui prévaut à Ghardaïa relève d'une volonté d'extermination d'une minorité et qu'il fallait une urgente intervention étrangère à l'instar de ce qui s'est passé ailleurs dans le monde arabe. Et on le sait qu'ils se sont engagés solidement à collaborer avec eux pour leur faciliter la tâche. Une collaboration qui ne vise nullement à préserver la cohésion nationale mais plutôt à faire évoluer leur thèse d'une élection présidentielle anticipée. Ce rêve, par son inacceptabilité même, sert de catalyseur à l'action politicienne trompeuse et désordonnée du moment. Face à ces grands défis qui sont signifiés aux Algériens, ceux-ci sont astreints plus que jamais à la vigilance, à se mobiliser davantage, resserrer leurs rangs, surmonter les difficultés, les préjugés sociaux et dépasser les querelles byzantines répandues par une certaine classe politique aux aguets de la moindre faille pour mettre à exécution ses desseins, pour mettre en échec cette " pax " avec l'étranger, pour " couper " les bras des manipulateurs, des bourreaux avant que le " crime " politique ne soit définitivement consommé, pour dénoncer les complices silencieux qui, en dépit de leurs apparents atermoiements et de leurs réticences ambiguës, destinés à la consommation intérieure et à attirer sur eux les louanges des ennemis de la nation, n'en continuent pas moins à encourager l'anarchie et ses man?uvriers, même à les financer et à les cautionner.C'est ce que semble avoir compris les décideurs au plus haut sommet de l'Etat. Une propre dynamique qui devra redonner confiance aux habitants de la vallée du M'zab et à travers eux les Algériennes et les Algériens, qui tous ensemble exigent qu'une riposte ferme, cinglante soit apportée aux allégations de certains politiques, certains politicards, à certaines ingérences étrangères dans les affaires internes du pays. Au sein de la Rédaction de notre journal, nous ne sommes pas de ceux qui appellent à l'exclusion, à la fermeture des portes du dialogue et de la concertation. Mais, quelles que soient les prochaines péripéties que connaitra l'arène politique, une certitude demeure. L'Histoire ne pardonnera pas. Elle ne pardonnera pas à ceux qui ont souillé l'honneur et la dignité de chaque Algérien. Leur domination sur le tissu social de la société algérienne et particulièrement à Ghardaïa, est à présent balayée par les torrents déchainés par une citoyenneté et une tempête populaire. Et nul citoyen n'éprouvera de pitié ni de regrets pour ceux qui ont causé la tragédie entre Ibadite et Malékite et bien avant eux ceux responsables de la décennie noire qu'a connue le pays dans les années 90.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ammar Zitouni
Source : www.lemaghrebdz.com