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«Ce qui se passe à Ghardaïa est l'indice d'un régime affaibli»



«Ce qui se passe à Ghardaïa est l'indice d'un régime affaibli»
Le président du Parti de la justice et de la liberté (PJL), Mohamed Saïd, considère que les événements qui secouent la vallée du M'zab renseignent sur la fragilité de l'Etat et sur la faiblesse du régime en place.«Ce qui se passe à Ghardaïa n'est pas un chahut de gamins. Il s'agit d'un problème réel que le pouvoir n'a su ni régler ni contenir. Ce qui se passe dans cette ville est un indicateur de la faiblesse de l'Etat», a déploré Mohamed Saïd pour lequel «le pouvoir a échoué car il navigue à vue. Il n'a pas vu venir cette crise». Le président du PLJ demande à l'Etat de traiter les citoyens de cette région sur le même pied d'égalité et de faire barrage à ceux veulent le pourrissement. Il n'exclut d'ailleurs pas l'existence d'un fil conducteur entre ce qui se passe à Ghardaïa, la multiplication des grèves dans plusieurs secteurs et l'élection présidentielle. Mohamed Saïd parle en effet d'un climat politique délétère qui pèse lourdement sur l'avenir du pays. Pour lui, le plus inquiétant, c'est-l'après 17 avril.«Le changement des hommes à la tête du pays n'est pas notre préoccupation. Ce qui nous intéresse, c'est de savoir si après le 17 avril, l'Algérie peut être guérie de ses maux, notamment la corruption et la bureaucratie», s'interroge Mohamed Saïd, qui tranchera sur la présidentielle aujourd'hui. Une chose est sûre : le PLJ ne soutiendra pas le président sortant, «car Bouteflika prône, dit-il, la continuité du système actuel», alors que le PLJ appelle à un changement pacifique. «Le PLJ à lui seul ne pourra pas opérer le changement tant espéré. Pour atteindre cet objectif, il faut la contribution de tous les courants», estime Mohamed Saïd qui considère le scrutin du 17 avril comme «inédit» et «difficile», en ce sens qu'il intervient dans une conjoncture particulière caractérisée par l'instabilité à nos frontières. Le PLJ s'élève contre les tentatives d'étouffement des voix contestataires. Concernant le retour d'Ahmed Ouyhaia et Abdelaziz Belkadem au pouvoir, il s'agit pour Mohamed Saïd d'une manière de dire qu'il n'y a pas de crise au sommet.


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