Ghardaia - A la une

"Attention au dérapage"



«Au seizième jour de la contestation, aucun responsable n'a pris la peine de se rendre sur place pour apaiser la tension», a regretté ce sénateur en qualifiant cette attitude de très «grave».La situation n'est guerre reluisante à In Salah. Le sénateur d'Illizi, Abbas Bouamama, a accusé ouvertement le gouvernement d'être responsable de la situation.«Le gouvernement doit assumer ses responsabilités», a-t-il déclaré hier, en marge de la séance de vote des projets de loi par le Conseil de la Nation. Pour lui, le gouvernement n'a pas tenté de sensibiliser les populations sur l'exploitation du gaz de schiste.«Nous avons interpellé à plusieurs reprises le Premier ministre lors des débats sur le plan d'action et la loi de finances 2015 sur la nécessité de rassurer les gens du Sud sur l'exploitation du gaz de schiste mais en vain», a-t-il déploré en précisant que les alertes lancées sont restées lettre morte.Ce sénateur accuse le ministère de l'Energie et des Mines ainsi que celui des Ressources en eau et de l'Environnement de n'avoir pas fait le nécessaire pour expliquer aux gens que cette expérience n'aura aucun risque sur la vie des citoyens. Pour Abbas Bouamama, si les représentants du gouvernement ont mené une campagne de sensibilisation auprès des gens du Sud, on ne serait pas dans cette situation aujourd'hui.L'élu du RND a dénoncé l'attitude du gouvernement qui continue de tourner le dos au Sud. «Au seizième jour de la contestation, aucun responsable n'a pris la peine de se rendre sur place pour apaiser la tension», a-t-il regretté en qualifiant cette attitude de très «grave». Irrité par l'indifférence de l'Exécutif, ce sénateur a mis en garde contre d'éventuels dérapages. «Il ne faut pas laisser l'occasion à des gens pour exploiter cette situation qui risque de mener vers un dérapage», a-t-il averti en craignant que la contestation gagne d'autres wilayas du Sud. Ce sénateur appelle le Premier ministre à intervenir pour mettre fin à cette situation. Selon lui, le secrétaire général du ministère de l'Intérieur est attendu dans la région. «Cette crise dépasse le stade du secrétaire général de l'intérieur», a estimé Bouamama qui soutient que ce dernier ne peut rien faire pour arranger les choses.«Le secrétaire général de l'intérieur n'est pas un spécialiste des crises la preuve c'est qu'il a échoué dans le règlement de la crise à Ghardaia», a-t-il expliqué en souhaitant que le gouvernement prenne au sérieux cette affaire. Il faut rappeler que dans l'entretien qu'il a accordé à l'APS, le Premier ministre Abdelmalek Sellal n'a soufflé aucun mot sur la contestation qui ébranle la ville de In Salah.Suite à la mise en service du premier forage la semaine dernière par le ministre de l'Energie et des Mines, les citoyens de cette région sont sortis dans la rue pour exiger l'arrêt du programme d'exploitation du gaz de schiste.Déterminés à aller jusqu'au bout, les contestataires promettent d'investir la rue jusqu'à l'arrêt des exploitations. Ces derniers ont bloqué l'accès aux champs gaziers.Par ailleurs, selon le site électronique TSA, une commission composée d'experts devait se rendre hier à In Salah pour rencontrer les représentants des manifestants contre le gaz de schiste. Ce qui est sûr est que le gouvernement doit intervenir en urgence pour éviter un embrasement.


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