El-Taref - Revue de Presse

Six universitaires d?El Tarf crient leur désespoir



Révoquées parce que diplômées Six universitaires d?El Tarf crient leur désespoir, une correspondance émanant de la direction de l?éducation informe les concernées de la rupture de leur contrat. C?est l?histoire de six jeunes filles bachelières, détentrices d?une licence ou d?un magistère qui cherchent du travail depuis plusieurs années. N?importe quoi. Mais du travail digne et honnête. A défaut d?avoir déniché le job qui correspond à leur niveau, elles se présentent à un concours de recrutement pour le poste d?adjoint de l?éducation (surveillant dans un collège), pour lequel elles ont fourni un dossier où il n?est exigé que le certificat de scolarité de terminale. Ce qu?elles ont fait. Elles passent le concours en novembre 2007 et elles sont reçues. Elles obtiennent donc l?emploi convoité et sont affectées et installées officiellement dans leur poste en décembre dernier. Mais diriez-vous, c?est trop facile dans un pays où le simple geste d?acheter le pain de tous les jours est une punition. Et pour cause. Le 2 janvier, elles reçoivent toutes la même correspondance de la direction de l?éducation d?El Tarf qui les informe qu?elles sont révoquées par rupture de leur contrat pour le motif « qu?elles ne remplissent pas les conditions réglementaires pour occuper le poste ». Renseignements pris auprès des services de la Fonction publique qui examinent les dossiers dans une commission de sélection, « la réglementation est ainsi faite pour que les tâches de chaque poste de travail soit adaptées au niveau d?instruction du travailleur. Le contraire dévaloriserait la formation », semble-t-il. Ce qui est absolument vrai, mais pas sous nos latitudes. Oui mais alors, avons-nous encore demandé, comment avez-vous su que les concernées étaient diplômées ? Silence gênant. « Elles ont présenté simultanément des dossiers de candidatures à des postes d?enseignantes ! » Elles ne seront donc ni enseignantes ni surveillantes. Elles ne seront pas enseignantes car elles n?ont pas, en plus des compétences, ces recommandations spéciales si indispensables pour briguer les rares postes qui sont ouverts dans l?éducation. Et elles ne seront pas surveillantes parce que surqualifiées pour cet emploi, quoique le motif invoqué laisse perplexe. Cette histoire ahurissante, de prime abord parce qu?on a refusé un emploi à une personne plus que qualifiée pour l?exercer, renseigne également sur toute la détresse et le désarroi des jeunes diplômés qui, sans chercher à tricher, tentent de mettre toutes les chances de leur côté pour trouver du boulot. N?importe quel boulot.
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