Décidément rien ne semble venir à bout de la tentation de rejoindre la rive nord de la Méditerranée chez bon nombre de jeunes, surtout des chômeurs sans horizons et dont la seule obsession est de prendre le large pour rejoindre l'eldorado, bravant les dangers de la mer dans des embarcations de fortune, quitte à y laisser la vie.
En effet, ces derniers, après avoir économisé les quelques millions de la périlleuse traversée et pris attache avec la filière des passeurs, c'est le départ ensuite d'une quelconque plage du littoral de Annaba comme Aïn Bagrat ou Sidi Salem ou celle d'El-Tarf, à partir de Hennaya ou Cap-Rosa.
Ainsi et après avoir reçu des informations faisant état d'un départ massif de harraga à partir d'Echatt dans la wilaya d'El-Tarf, les gardes-côtes de Annaba, dont relève cette partie du littoral attenante à celle de Annaba, ont intercepté au large de Cap-Rosa dans la wilaya d'El-Tarf, aux alentours de 04h00 de la matinée de jeudi, 86 harraga à bord de cinq embarcations. Deux des embarcations ont été interceptées à 12 milles du port de Annaba et les trois autres à 16 milles du même lieu.
Agés entre 15 et 35, les harraga, dont une jeune fille, un mineur de 15 ans et un étudiant en 2e année universitaire, sont originaires des wilayas de Annaba, Skikda, Jijel, Oum El-Bouaghi, Tébessa et Alger.
Ils ont été acheminés par groupes au siège des gardes-côtes pour subir un contrôle médical avant d'être présentés dans la journée devant le procureur de la République près le tribunal de Annaba.
Mais dix-sept d'entre eux ont réussi à prendre la fuite, juste après leur débarquement au siège du groupement territorial des gardes-côtes.
Ils ont escaladé le mur de clôture de l'enceinte du groupement territorial des gardes-côtes pour disparaître dans la ville de Annaba. Six autres tentant de prendre la fuite ont été, quant à eux, arrêtés par les éléments de la caserne des gardes-côtes, a-t-on ajouté.
Pour rappel, dimanche dernier quatorze candidats à l'émigration clandestine avaient été arrêtés sur la plage de Aïn Bagrat, par les éléments de la gendarmerie nationale.
Agés entre 22 et 33 ans, ces harraga, découverts derrière des rochers, étaient en possession de vivres et d'euros. Selon leurs déclarations lors de leur audition, ces candidats à la harga ont été victimes d'une escroquerie de la part d'un pêcheur de la ville d'El-Kala qui se serait engagé de les faire parvenir aux côtes italiennes moyennant la somme de 100.000 DA par personne. Et de préciser qu'ils ont avancé la somme de 70.000 dinars par personne audit pêcheur, qui ne s'est pas présenté au lieu et à l'heure du rendez-vous.
Mardi dernier quatorze autres harraga ont été découverts à bord d'un navire battant pavillon antiguais en provenance d'Alger. Ces harraga ont été débusqués par l'équipage de ce navire qui se dirigeait vers le port de Djebel Ali de Dubaï.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Ouelaâ
Source : www.lequotidien-oran.com