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Zawadj point com ou l'amour en humour La pièce de la troupe de Biskra aux Journées du théâtre du Sud



Zawadj point com ou l'amour en humour                                    La pièce de la troupe de Biskra aux Journées du théâtre du Sud
Les représentations entrant dans le cadre des Journées du théâtre du Sud se sont poursuivies, dimanche dernier, avec la pièce intitulée Zawadj point com du club théâtral universitaire, qui fait partie de l'atelier de recherches artistiques de la ville de Biskara.
D'après un texte et une mise en scène de Mohamed Ali Chicha, la pièce relate durant près d'une heure trente les tourments amoureux et existentialistes de Farida l'infirmière avec son collègue le médecin Brahim. Une idylle qui patine depuis près de sept années entre mensonges et promesses illusoires, qui ont finis par user le c'ur, la bourse et l'esprit de celle qui avait construit un avenir fantasmagorique.
Interprétée par la comédienne Fadhila, dont le défi a été de tenir en haleine le public par ses pirouettes verbales et son charisme sur scène, en compagnie des deux autres comédiens Chibo et Nado, la représentation a su captiver le public grâce à la thématique des rapports dans notre société entre les hommes et les femmes, de l'amour, de la trahison, des déceptions, du suicide.
Mais aussi du statut de la femme, considérée comme faible mais plus loyale et honnête et que les pseudos hommes «forts», dont le machisme n'a d'égal que leur cupidité enveloppée d'une lâche perfidie qui manipule sans cesse.
D'autres maux sociaux liés aux conditions du mariage sont également abordés, à l'instar des montants irrationnels de la dot, comme si la femme était à vendre au plus offrant, mais également la sorcellerie, miroir du désespoir d'une frange sociale mise au ban de la société à cause du célibat et affublée du méprisant anathème de «vielle fille». Des thèmes qui à l'ère des nouvelles technologies devraient appartenir à un temps aux m'urs révolues mais qui malheureusement perdurent.
Les différents sites de rencontres sur la toile ne reflètent que le sommet de l'iceberg qu'est la quête illusoire un foyer.
Le metteur en scène, afin de créer une véritable symbiose avec le public, a usé de mécanismes humoristiques à travers la multiplication des situations et répliques absurdes et burlesques. Des situations qui ont fait mouche à plusieurs reprises grâce au talent des comédiens. Toutefois il est à souligner qu'à vouloir aborder différents aspects de cette thématique, Mohamed Ali Chicha s'est parfois
dispersé, ce qui, à plusieurs moments, donnait un enchaînement de tableaux décousus et des passages qui tiraient en longueur. Au final, le dernier tableau a pâti du manque de rythme et de cette dispersion des sujets et n'était pas à la hauteur des promesses d'une
représentation qui a pourtant bien fait rire le public.
Les Journées du théâtre du Sud se poursuivront jusqu'à jeudi prochain avec les représentations des très attendues troupes d'Adrar de Tindouf et d'El Oued, qui ont déjà démontré, par le passé, autant le talent de leurs comédiens que l'originalité de leurs 'uvres percutantes.
S. A.
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