El-Oued - A la une

Vulnérabilité



Vulnérabilité
Les premières chutes de neige qui ont touché cette semaine plusieurs régions du pays marquent sans nul doute l'installation de l'hiver. Elles annoncent surtout une saison rude pour laquelle il y a lieu de se préparer pour éviter le scénario catastrophe de l'année dernière. Si l'entreprise nationale chargée de la distribution des carburants (Naftal) a retenu les leçons de février 2012, en mettant en 'uvre une série de mesures de manière à assurer la disponibilité du gaz butane, même dans les zones les plus éloignées, qu'en est-il au niveau local '
Les enseignements ont-ils été tirés pour laisser place à une gestion plus efficace des situations difficiles dues aux intempéries ' Les nouveaux élus à la tête des Assemblées populaires communales (APC) et de wilayas (APW) auront-ils plus de moyens par rapport à leurs prédécesseurs pour gérer les conséquences d'un hiver rigoureux. Car, l'on se souvient qu'en février dernier les maires et les walis, pour justifier leur incapacité à faire face à de telles situations, évoquaient le manque de moyens, surtout matériels.Or, le problème est beaucoup plus important et plus profond que celui posé. Il est directement lié aux capacités managériales. Il faut en effet reconnaître que nos élus ne sont pas bien armés pour gérer les situations critiques. Ils l'ont montré lors des inondations de Bab El Oued en 2001, du séisme de Boumerdès en 2003 et tout dernièrement lors des intempéries de février 2012. Au lieu d'atténuer les conséquences de ces calamités et de tenter de faire face au mécontentement des citoyens, c'est le contraire qui se produit à chaque fois. Les élus passent carrément à côté de l'essentiel. Ils n'ont pas de stratégie clairement étudiée pour assurer une gestion efficace de telles crises face auxquelles les nouveaux maires ne sont pas à l'abri. Sur ce plan, les Assemblées fraîchement installées ont beaucoup à faire pour ne pas rééditer les erreurs du passé, particulièrement pour le plan Organisation des secours (Orsec) quasiment absent dans nos APC.
Ce plan, décidé pourtant il y a près de vingt ans, par un décret ministériel qui remonte aux années 80 (1985) est loin en effet d'être appliqué, compliquant davantage la situation des populations en cas de catastrophes. Les citoyens l'ont vécu l'année dernière, et risquent encore de revivre le calvaire si des mesures ne sont pas prises pour justement actualiser ce plan. Tout est géré au hasard et les aides sont distribuées au compte-gouttes. Le séisme qui a frappé la région de Béjaïa la semaine dernière et les intempéries qui ont paralysé l'ouest du pays fin novembre rappellent, encore une fois, la vulnérabilité du pays aux aléas de la nature, particulièrement en ces temps de changements climatiques. Les dangers sont bien là. D'où la nécessité de prévoir et de s'organiser. Le point de départ se fait à l'APC, où malheureusement le dit plan est ignoré. Nous ne sommes qu'au début de l'hiver, voire à la fin du printemps. Les épisodes d'intempéries viennent à peine de commencer. A bon entendeur'.
S.I.
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