Histoire - Pour la réalisation de ce film, la production fera appel au seul cameraman indigène sur la place' un certain Tahar.
Lorsque dans les années 30 les Français voulurent tourner «Pépé le Moko», c'est-à-dire grand-père Manchot, ils choisirent Jean Gabin pour le premier rôle, l'artiste étant à l'époque un jeune premier et portèrent leur choix sur Bab El Oued à Alger.
Le quartier inspirait de nombreux cinéastes de par son architecture, ses femmes voilées et tout le mystère qui s'en dégageait. Pour la réalisation de ce film, la production fera appel au seul cameraman indigène sur la place' un certain Tahar.
Mais cameraman en ce temps là n'était pas un métier facile, dans la mesure où les caméras n'étaient pas informatisées comme aujourd'hui et réglées sur du papier à musique.
Le cinéma français sortait tout juste du muet et il fallait donc être capable de filmer avec une cadence bien précise en respectant, à une image près, le tour exact de la manivelle étant donné que tout se faisait à la main.
Pour mettre en boîte les 16 images seconde qui étaient nécessaires au bon raccord du film, Tahar avait trouvé une astuce pour faire tenir le même rythme à la caméra : il faisait tourner sa manivelle sur un seul temps' la marseillaise. Et cela donnait pour un tour de manivelle, 6 paliers, toujours les mêmes «allons enfants'de ' la' pa'trie» Il va de soi que chaque cameraman avait sa propre recette.
Encore un détail sur Tahar : son accent skikdi était si prononcé que Hadj Abderrhmane s'en inspirera plus tard en créant à son tour' l'inspecteur Tahar.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Info Soir
Source : www.infosoir.com