Sous le signe "Nous sommes tous une famille pour les handicapés" et dans le cadre de ses activités, la 16e caravane de solidarité menée par l'association Espoir et Travail de Bab El-Oued (Alger) est arrivée hier dans la wilaya de Sidi Bel-Abbès pour une action de solidarité avec les personnes aux besoins spécifiques de cette wilaya, surtout les plus démunis des différentes zones d'ombre.À l'occasion d'une rencontre avec les membres de cette association, le wali Mustapha Limani a déclaré dans une allocution : "Espérons que cette caravane sera un exemple pour les autres associations qui devront la suivre, pour le bien-être des handicapés afin qu'ils ne sentent pas leur handicap. Il faut qu'ils se sentent des citoyens comme les autres citoyens et qu'ils participent au développement de leur wilaya et de l'Algérie." "L'initiative que vous avez prise aujourd'hui restera dans les annales de la wilaya de Sidi Bel-Abbès, et j'espère qu'elle ne sera pas la dernière, que ce soit de votre part ou de la part d'autres associations", a-t-il lancé à l'adresse de ces militants associatifs.
Sur la situation sociale de cette frange de citoyens aux besoins spécifiques et dont la plupart vivent dans une situation socioéconomique vulnérable, Abdelghani Kayouche, chargé de la communication de l'association des personnes handicapées moteurs Amel oua 3amel de Bab El-Oued, a déclaré à Liberté : "La situation sociale des handicapés à l'échelle nationale comme dans la wilaya de Sidi Bel-Abbès est désastreuse sur tous les plans. Nos textes sont formidables ; quant à l'application, c'est une autre paire de manches.
Dans ce sens, une série de journées d'étude ont été organisées, lors desquelles on s'est longuement bagarré pour l'application d'un texte." Et d'ajouter : "Dans la région de Bab El-Oued, on a bataillé pendant cinq ans pour résoudre un problème d'accessibilité, et il a fallu qu'on fasse nous-mêmes le travail avec des volontaires pour leur prouver que c'est réalisable.
Donc, il suffit d'avoir uniquement la volonté politique pour le faire." Pour ce qui est de l'indemnité de 10 000 DA, M. Kayouche la trouve "dérisoire et insuffisante". "On n'a pas cessé de revendiquer la révision des textes, notamment pour l'augmentation de l'indemnité mensuelle, en vain.
Car il n'y a pas une réelle volonté politique pour le faire, et c'est dommage de le dire. Donc, le vrai problème des personnes aux besoins spécifiques est le travail", a-t-il soutenu, avant de signaler que les handicapés ne veulent pas de l'aumône mais qu'ils soient actifs dans leur vie quotidienne.
"On a de réelles compétences parmi les handicapés et ils peuvent le prouver sur le terrain. Donc, nous ne cesserons de réclamer leur recrutement au sein des administrations et autres institutions publiques. Ça se fait de temps à autre, et les entreprises publiques ont pu embaucher quelques-uns, mais c'est insignifiant", a asséné M. Kayouche.
A. BOUSMAHA
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A BOUSMAHA
Source : www.liberte-algerie.com